Chaque année, au début de l’été, la même question se repose, toujours
identique. Quel livre vais-je emporter avec moi pour les vacances? Ma
pile de livres à lire, achetés les mois précédents, a beau être
importante, je m’interdit d’y piocher dedans pour trouver mon
compagnon de vacances.
Il existe des règles à respecter, pour choisir un livre de vacances:
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Tout ça, c’était bien, parfois même mystérieux, parfois assez visiblement
compliqué pour sembler intéressant et même passionnant, la substance dont la
vie se nourrit en grande partie et que nous prenons comme acompte sur ce qui
nous est dû éternellement. Mais le mieux ?
Inutile de chercher. Le mieux, c’est un concept sans référence dès qu’on est
marié et qu’on en a fait un gâchis, peut-être même dès qu’on a goûté son
premier banana split à cinq ans et découvert, après l’avoir terminé,
qu’on en voudrait un autre. En d’autres termes, mieux vaut tirer un trait
dessus. Le mieux, c’est fini.
Richard
Ford - Indépendance
En d’autres termes, je m’efforce d’avoir toujours l’esprit occupé par une
tâche définie et réalisable, afin de ne pas disparaître. Mais il est vrai qu’au
moment de glisser dans le sommeil, quand partent à la dérive les soucis et les
déboires, il m’arrive de me sentir moi-même flotter et de ne plus trop savoir
où je suis ni où je vais. Pourtant, à la vieille injonction : «Fais ta
vie», je peux répondre : «J’ai déjà une existence, merci.»
Richard
Ford - Indépendance
Malheureusement, par ignorance et obstination, les Markham n’ont pas réussi
à saisir la seule vérité gnostique de l’immobilier (une vérité impossible à
révéler sans paraître malhonnête et cynique) : les gens ne trouvent ou
n’achètent jamais la maison dont ils rêvaient. L’économie de marché, ai-je
appris, ne se fonde même pas approximativement sur la satisfaction des
exigences de qui que ce soit. Le principe consiste à vous montrer ce dont vous
auriez cru ne vouloir à aucun prix, mais qui est disponible, si bien que vous
cédez et commencer à trouver des moyens de vous réconcilier avec cette solution
et avec vous-même. D’ailleurs, qu’y a-t-il de mal ? Pourquoi
n’obtiendrez-vous que ce que vous croyez chercher, ou seriez-vous limité par ce
que vous pouvez simplement escompter ? Ça ne se passe jamais ainsi dans la
vie, et si vous n’êtes pas un imbécile vous déciderez que c’est mieux comme
ça.
Richard
Ford - Indépendance
Plus d’un an après son déroulement, je viens de découvrir, via un site américain, que s’est tenu
à Paris une conférence internationale sur la Décroissance.
Je n’ai pas eu le courage de lire les actes de cette conférence (300 pages
en anglais). En revanche la déclaration finale est intéressante:
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Pour faire les amitiés sincères et durables entre femme, il faut qu’elles
aient été cimentées par de petits crimes. Quand deux amies peuvent se tuer
réciproquement, et se voient un poignard empoisonné dans la main, elles offrent
le spectacle touchant d’une harmonie qui ne se trouble qu’au moment où l’une
d’elles a, par mégarde, lâché son arme.
Balzac, Les
Secrets de la princesse de Cadignan
Original
Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice, qui peut placer
des caméras et des micros partout, n'avait aucun droit d'accès aux ordinateurs,
sanctuarisés par un vide juridique. Certes, elle pouvait exiger des
informations auprès des fournisseurs d'accès à Internet. Mais le résultat était
parfois aléatoire. Surtout, elle ne pouvait pas capter les conversations des
trafiquants qui communiquent désormais via leur ordinateur grâce au protocole
du logiciel Skype, entièrement crypté.
(Source)
Variation Première
Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice, qui peut placer des caméras et des micros partout, n'avait aucun
droit d'accès aux dessous de couette, sanctuarisées par un vide juridique.
Certes, elle pouvait exiger des informations auprès des voisins. Mais le
résultat était parfois aléatoire. Surtout, elle ne pouvait pas capter les
conversations qui se chuchotaient à voix basse sous les draps.
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Cantonnée au mode de vie conçu comme style de vie, la non-conformité n’a
donc plus de raisons de s’en prendre aux normes et aux codes officiels puisque
leur « transgression » individuelle, institutionnalisée,
subventionnée et mercantilisée, participe maintenant du renouvellement de la
domination capitaliste.
La suite, ou plutôt le commencement, se trouve dans un article de numéro de janvier 2009 du Monde Diplomatique.
Un Week end dans le Michigan est un roman de Richard Ford,
raconté à la première personne par Franck Bascombe, le protagoniste
principal.
Le personnage de Franck, anti héros de banlieu, est à la recherche
perpétuelle de motifs de satisfaction, à l’affût des petits plaisirs et des
petits mystères. Sa maison dans le New Jersey, son travail de journaliste
sportif, sa liaison avec une jeune infirmière, un week-end de Pâques dans le
Michigan, tout est source de bien être et de statut-co, prétexte à ne pas en
désirer plus.
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Finalement Monsieur le
Député Maire de Chaville n’a pas ré-édité son acte de bravoure contre un
gouvernement de sa majorité. Alors qu’il s’était opposé en 2006 contre la loi Dadvsi, parce qu’elle mettait des «obstacles juridiques
excessifs au téléchargement» et qu’elle allait à «à l’encontre de
l’évolution de la société», la loi dite Hadopi, qui
n’autorise que la surveillance des communications et la coupure à internet sans
décision judiciaire, s’est trouvée, elle, digne de son vote.
Par cette décision M Jean-Jacques Guillet est rentré rentré dans le rang.
Lors du vote sur la loi Dadvsi il faisait partie des 78 députés de
l’UMP, sur un total de 364, à faire preuve d’indépendance, en ne votant pas
pour le texte: soit en ne participant pas au vote, soit en s’abstenant ou en
votant contre. Ainsi il appartenait aux quelques 21% des députés ayant exprimé
leur désaccord d’une façon ou d’une autre.
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