Un livre moyen

Après un été à lire des chefs d’oeuvre de la littérature comme Trois Fermier s’en vont au bal, 2666, dont je reparlerai bientôt, ou bien des livres, comme ceux de Haruki Murakami, dont l’histoire est tellement belle qu’on ne voudrait jamais en finir la lecture, lire un livre seulement moyen est reposant. C’est ce que je viens de faire en lisant le dernier Nothomb, une lecture traditionnelle de rentrée pour moi depuis sept ans.

Enfin un livre pour lequel je n’ai pas besoin de chercher pendant des heures un superlatif pour en parler sur ce blog. Le Fait du prince est un livre moyen, ordinaire, normal. Agréable à lire, il se lit juste un peu trop vite (deux aller-retour maison travail, sans l’ouvrir chez moi), et distrayant.

[lire la suite]

Trois Fermiers s’en vont au Bal

Trois Fermiers s’en vont au Bal. Trois narrations, tour à tour, au travers vingt-sept chapitres, soit neuf chapitres pour chaque arc narratif.

Trois histoires à suivre en parallèle. La première, racontée à la première personne, nous décrit la naissance d’une obsession pour la photo d’Auguste Sanders, et les recherches qui s’en suivent. Tout en suivant sa quête, le narrateur livre pelle mêle diverses réflexions sur la première guerre mondiale, la technique, la photographie, et des figures de l’époque comme Sarah Bernhardt et Henry Ford.

[lire la suite]

Le roman que je ne lirai jamais

Six lances, Dix cibles

Couverture du livre de Ludivine Cissé: Six lances, dix cibles

[lire la suite]

Bienvenue dans le désert du réel

Il y a bien longtemps que je n'avais plus lu de philosophie. Bienvenue dans le désert du réel de Žižek est un livre de philosophie agréable et facile. Les idées exprimées sont claires, mais pas forcément toujours très neuves: ce livre est sorti en 2002 et, portant sur les attentats du 11 septembre, la plupart des analyses de l'auteur ont depuis été adoptées par le sens commun.

Néanmoins la mise en perspectives de ces évènements est toujours rafraîchissante pour l'esprit; alors que leur exploitation politique continue, surtout aux États-Unis, de même que continue l'hystérie anti-musulmane.

[lire la suite]

Des fleurs pour Algernon

(attention, ce qui suit dévoile la fin du roman)

L'histoire, racontée à la première personne par son personnage principal, est celle de Charlie Gordon, un handicapé mental qui se fait opéré pour devenir intelligent. "Un teligent" comme il l'écrit dans les premières pages du livre, alors qu'il n'a pas encore pu apprendre l'orthographe. Ce qui rend la lecture de ces premières pages un peu pénible. L'opération sera un grand succès, mais les effets auront une durée limitée.

[lire la suite]

Blankets - Manteau de neige

Je ne voudrais pas transformer ce blog en «un pousse à la consommation», et en faire un Inrocks au rabais, mais il m'est aussi impossible de ne pas vous recommander de vous précipiter sur Blankets, une bande dessinée de Craig Thompson qui fera date dans l'histoire du huitième art.

Comme à propos je ne travaille pas aux Inrocks/Telerama/Technikart, les mots justes que je devrais utiliser pour décrire à quel point Blankets est une oeuvre sublime me manquent. Il s'agit d'un roman graphique, au sens américain du terme, racontant sur un mode autobiographique une histoire d'amour entre deux adolescents issus de milieux modestes, partageant la même foi chrétienne.

[lire la suite]

Le Long Chemin du Retour

Choisir un Silverberg de poche en librairie, c'est un peu choisir la solution de facilité lorsque je ne sais pas quoi acheter comme livre, ayant oublier ma liste de livres à lire. La lecture est agréable, les univers qu'il décrit, qu'il s'agisse de faune, de flore ou de sociétés humaines, sont dépaysant, plaisants à découvrir, détaillés et précis.

Roman d'apprentissage, Le Long Chemin du Retour raconte le retour chez lui d'un jeune Maître, après la révolte du Peuple contre sa caste. Joseph Keilloran va devoir traverser un continent pour retourner chez lui. Son voyage, ses rencontres, en particulier avec d'autres espèces, vont le transformer profondément et changer sa manière d'appréhender le monde. Ci-après un extrait du dernier paragraphe du livre.

[lire la suite]

Le goût de l'immortalité

Pour avoir un aperçu de l'histoire racontée par ce roman d'anticipation, le mieux est encore de citer la description qu'en donne la narratrice dans son introduction:

de l’enfant mort, de la femme étranglée, de l’homme assassiné et de la veuve inconsolable, des cadavres en morceaux, divers poisons, d’horribles trafics humains, une épidémie sanglante, des spectres et des sorcières, plus une quête sans espoir, une putain, deux guerriers magnifiques dont un démon nymphomane et une, non, deux belles amitiés brisées par un sort funeste, comme si le sort pouvait être autre chose.

Le roman est constitué d'une longue lettre en forme de confession dans laquelle l'héroïne avoue à un amoureux lointain qui souhaite la rencontrer que, d'une part, elle est bien plus vieille que ce qu'elle prétend, et que, d'autre part, contrairement à lui elle ne doit pas sa longévité à des moyens scientifiques classiques d'échanges d'organes usagés contre des organes clonés.

[lire la suite]

Peste

Alors le dernier Palahniuk? Eh bien plus digeste que le précédent. Au moins celui-ci est lisible d'une traite, sans en être écoeuré. Cette fois le côté gore est très léger. Et Palahniuk est toujours un très bon compteur, truffant ces récit de faits, réels ou inventés, médicales, historiques ou scientifiques, qui donnent à ses histoires un aspect authentique, réel. La narration sous forme de témoignage renforce cette impression de lire une enquête, une reconstitution.

Comme dans À l'estomac, la multiplicité des narrateurs donne à Palahniuk l'occasion de multiplier ces anecdotes. Cela commence par un marchand de voiture qui dévoile ses secrets de vendeur, en s'appuyant sur la PNL. Plus loin nous avons droit à un mini cours de psycho-sociologie sur l'importance des croyances partagées comme ciment social; les croyances enfantines, comme Noël ou la petite sourie, étant les premières à jouer ce rôle de socle communautaire.

[lire la suite]

Encore un livre à lire

Alors que je viens à peine de commencer un des nombreux libres que j'ai reçu à Noël, voilà que j'apprends que le nouveau Palahniuk est déjà sorti! En plus il a l'air très alléchant si j'en crois cette critique:

Buster Casey peut mesurer le taux de cholestérol d’une femme en lui touchant la chatte. Rant Casey échappe à la mort. Buster Casey est Kaiser Soze. Buster Casey est l'Amérique. Buster Casey est Dieu.

En plus la couverture française est particulièrement belle et bien choisie:

[lire la suite]