Aimez-vous les histoires de pirates ? Les vraies histoires de pirates ! Celles qui se déroulent sur la mer, à coup de canon et de sabre, mais aussi dans des tavernes aux noms aussi poétique que «Le Rat qui pète», ou bien au cœur de la jungle des Mayas - dans un territoire hors de portée des espagnols, ou encore dans des cachots humides, dont seul le bois pourri permet à ses prisonniers de ne pas mourir de faim ou de soif… Si vous aimez ces histoires de pirates là, alors le Déchronologue est fait pour vous.

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Les romans d’Haruki Murakami sont pour moi une source de bien-être et de satisfaction. En avoir toujours un d’avance dans ma pile de livres à lire est une assurance contre les mauvais ouvrages, le mauvais temps et le mauvais sort. C’est un réconfort sur commande. La fin des temps a parfaitement rempli ce rôle de rayon de soleil pendant un mois de février bien pluvieux.
Les chapitres impairs de l’ouvrage racontent, à la façon d’un roman noir, les aventures d’un informaticien engagée pour crypter des données. Les chapitre pairs narrent quant à eux la découverte d’un village par un nouvel habitant. Ce village, sa forêt, ses collines et sa rivière, sont isolés du reste du monde par une muraille. Ils obéissent à des règles étranges. Par exemple ils accueillent des licornes pendant la journée, qui ressortent hors des murs pour la nuit. Le héros, qui n’a pas de nom, devient le liseur de rêves de cette communauté.
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Curieux hasard combiné des sorties de livres en poche, de mes achats, et de mes choix de lectures.
Après avoir fini l’année 2009 en terminant le superbe La Zone du Dehors, j’ai passé tout le mois de janvier, du 1 au 31, à ne lire qu’un seul livre: Centrale Europe. Le hasard, donc, a donné à ces deux livres un thème commun: celui du totalitarisme.
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Voilà un livre qui donne envie de se cuisiner de spaghettis, de quitter son travail du jour au lendemain pour devenir homme au foyer, de s’isoler au fond d’un puits à sec pendant plusieurs jours en jeûnant, de faire des rêves érotiques, de s’asseoir sur un banc et de regarder les gens passer pour laisser venir à nous la solution à nos problèmes.
C’est aussi le premier livre d’Haruki Murakami que je lis sombre au point de faire peur, et d’angoisser. C’est même un roman difficile à lire dans l’obscurité, par exemple le soir dans son lit, sans ressentir le besoin de vérifier par dessus son épaule qu’il n’y a aucune présence indésirable, anormale, derrière soit.
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Mon premier excès de vacances a lieu au moment de choisir les livres que je vais emmener avec moi. Trois semaines en montagnes nécessitent un stock important et varié de lectures.

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Chaque année, au début de l’été, la même question se repose, toujours
identique. Quel livre vais-je emporter avec moi pour les vacances? Ma
pile de livres à lire, achetés les mois précédents, a beau être
importante, je m’interdit d’y piocher dedans pour trouver mon
compagnon de vacances.
Il existe des règles à respecter, pour choisir un livre de vacances:
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Un Week end dans le Michigan est un roman de Richard Ford,
raconté à la première personne par Franck Bascombe, le protagoniste
principal.
Le personnage de Franck, anti héros de banlieu, est à la recherche
perpétuelle de motifs de satisfaction, à l’affût des petits plaisirs et des
petits mystères. Sa maison dans le New Jersey, son travail de journaliste
sportif, sa liaison avec une jeune infirmière, un week-end de Pâques dans le
Michigan, tout est source de bien être et de statut-co, prétexte à ne pas en
désirer plus.
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Qu’est-ce qui pousse un jeune homme, à l’avenir prometteur, à prendre la
route, à couper les liens avec sa famille, à choisir une vie simple et frugale,
abandonnant sa voiture, et tout son argent, plusieurs fois, à vouloir vivre au
plus près de la nature au point de s’isoler quatre mois en Alaska, et d’y
trouver la mort? Telles sont quelques unes des questions auxquelles tente de
répondre le livre de Krakauer.
Bien que datant de 1992, ce drame est à la fois étonnamment moderne, et
universel. Les aspirations de Christopher
McCandless, son rejet de la société de la consommation, qu’il juge absurde
et dangereuse pour l’humanité, semblent sorties d’un manifeste de la
Décroissance. Mais leurs fondements, ses inspirations, sont un peu différents
et plus anciens.
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Les
Fusils, de William T. Vollmann, est décrit par son auteur comme un
rêve. C’est effectivement le meilleur moyen de l’aborder.
Il faut être prêt à entrer dans un rêve, avec ses incohérences, ses mélanges
de personnages et d’époques qui se rencontrent et qui se croisent sans logique
immédiate. S’il accepte cette structure décousue du roman, le lecteur pourra
alors se laisser emporter pour un voyage dans le Grand Nord, dans le grand
froid.
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Cet énorme pavé, de plus de mille pages, aurait pu être publié
sous la forme de cinq livres autonomes, ainsi que l’aurait souhaité l’auteur
avant sa mort. De fait chaque chapitre raconte sa propre histoire, indépendante
des autres. Cependant, des thèmes et des personnages communs, ainsi bien
évidemment la ville de Santa Teresa, le lieu où finit chaque histoire quand
elle n’y commence pas, tissent des liens entre les différents chapitres. Cette
ville est la transposition de la ville de Ciudad Juárez, située au nord du
Mexique, proche de la frontière étasunienne. Ciudad Juárez est tristement
célèbre pour les centaines de meurtres de femmes qui ont eu
lieu depuis 1993, meurtres restés impunis.
L’éditeur et le légataire littéraire de l’auteur, Roberto Bolaño,
ont finalement décidé de publier les cinq livres ensemble. Ce qui est plutôt
une bonne chose, sauf si vous devez transporter l’encombrant pavé résultant un
peu trop souvent. Heureusement pour moi, je l’ai lu en vacances et je n’ai pas
eu à le déplacer dans les transports en commun, contrairement aux livres du
reste de l’année.
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