Comme si mon cœur était fêlé
Je me rappelle qu’ayant raté le dernier bus menant du cimetière vers le centre-ville, j'ai marché, poussée par le vent, sur la chaussée que gagnait progressivement l’obscurité. Au bout d’un long moment, j'ai réalisé que ma main droite reposait sur le côté gauche de ma poitrine. Comme si mon cœur était fêlé. Comme si j'étais devenue quelque chose qui ne pouvait se déplacer que de cette façon.