Cantonnée au mode de vie conçu comme style de vie, la non-conformité n’a
donc plus de raisons de s’en prendre aux normes et aux codes officiels puisque
leur « transgression » individuelle, institutionnalisée,
subventionnée et mercantilisée, participe maintenant du renouvellement de la
domination capitaliste.
La suite, ou plutôt le commencement, se trouve dans un article de numéro de janvier 2009 du Monde Diplomatique.
Après un peu plus d’une semaine d’absence, un seul
article pour commenter la semaine. Et pour changer un article «papier», dans le
hors série consacré aux geeks de Technikart. Il s’agit d’un entretien d’Alan Moore.
Extrait:
[...] (Les comics) rabâchent tous la même idée de la vacuité de la vie
moderne dans la classe moyenne américaine. On ne peut qu’être d’accord avec
eux, bien sûr, mais il y a des problèmes nettement plus importants dans le
reste du monde. L’Amérique est un pays qui se sert avec disproportion des
ressources mondiales. Ceux qui sont bien installés dans cette société
pourraient faire mieux avec leur art. Nous sommes dans un siècle plutôt
sérieux, des choses vont nous arriver et il va falloir que l’on s’en charge. Je
ne pense pas qu’il soit très bon ni de se retirer au sein d’une fantaisie
superhéroïque, ni dans une esthétique qui met en avant l’horreur des
choses.
Le propos est un peu naïf. Le support de l’entretien (un journal papier, un
espace limité, une approche 'buzz') a peut-être empêché un développement plus
approfondi de ces idées. Néanmoins leur intérêt restent double.
[lire la suite]
Du droit à la déconnexion
La déconnexion est-elle possible? Est-elle politique ou un acte privé?
InternetActu, à l’aide de Pierre Mounier et de Danah Boyd, s’interroge. Êtes-vous capables de rester 24 heures, 48 heures,
sans vous connecter? De quand date la dernière fois où vous êtes restés aussi
longtemps non connectés?
Dans le monde physique, nous avons construit un certain nombre de remparts
pour délimiter et construire notre vie privée. La propriété privée, la
limitation des horaires de travail en sont des exemples. Ce n’est pas encore le
cas avec les nouvelles technologies, d’autant plus que nous les maîtrisons
encore assez mal
La question de la déconnexion revient à celle de l’articulation entre
l’espace privé et l’espace public, explique Pierre Mounier. Les outils
numériques augmentent l’espace public physique que nous connaissons et offre la
possibilité de créer des espaces publics déconnectés de ceux que nous
connaissons.
Participer à un espace public nous impose des normes, des règles de
comportements, mais si on ne peut y résister ou y exister, on peut décider de
s’en extraire ou de s’en exclure.
Aujourd’hui, force est de constater que cette déconnexion politique s’étiole
au profit de la reformation de sous réseaux privés pour construire un “entre
soi” sans revendication politique commune, à l’image des sites sociaux.
Du devenir de la recherche en France
La décrépitude annoncée: à lire pour comprendre ce qui
arrive.
[lire la suite]
Pour une fois je vais suivre une tendance, et comme beaucoup d’autres sites, je vais partager à mon tour mes lectures les plus marquantes de
la semaine.
Savons-nous encore lire?
Je n’avais pas encore lu le texte «Est-ce-que Google et Internet nous
rendent idiots?» de Nicolas Carr, traduit et diffusé en français une
première fois sur le site de Framasoft et repris par InternectActu cette semaine. Nicolas Carr pointe
ce qui est sans aucun doute une évolution majeure de nos mentalités, de notre
façon de penser et d’être.
[lire la suite]
Au moment où j’arrête enfin d’utiliser mes comptes gmail pour mon courrier
personnel, afin d’être cohérent
avec le reste de mes agissements, RMS, le
fondateur du logiciel livre, rappelle que l’utilisation de tels services est "stupid".
Merci pour moi.
Sa critique porte, entre
autres, sur la dépendance et donc l’atteinte aux libertés qu’impliquent
l’utilisation de ces services. Or il est possible, même avec gmail, de garder
ses données chez soit, en backup. Mais les problèmes de vie privée
demeurent.
[lire la suite]