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<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../assets/xml/rss.xsl" media="all"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Les Carnets de Michaël (Articles sur William T. Vollmann)</title><link>https://michael.parienti.name/</link><description></description><atom:link href="https://michael.parienti.name/tags/william-t-vollmann.xml" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link><language>fr</language><copyright>Contents © 2026 &lt;a href="mailto:mon-prenom@parienti.name"&gt;Michaël Parienti&lt;/a&gt; </copyright><lastBuildDate>Sat, 16 May 2026 11:10:46 GMT</lastBuildDate><generator>Nikola (getnikola.com)</generator><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><item><title>De La Zone du Dehors à Centrale Europe, et retour</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2010/02/06/de-la-zone-du-dehors-c3a0-centrale-europe2c-et-retour/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;p&gt;Curieux hasard combiné des sorties de livres en poche, de mes achats, et de mes choix de lectures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir fini l’année 2009 en terminant le superbe &lt;a href="http://www.lavolte.net/lazonedudehors/resume.php" hreflang="fr"&gt;La Zone du Dehors&lt;/a&gt;, j’ai passé tout le mois de janvier, du 1 au 31, à ne lire qu’un seul livre: &lt;a href="http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742785605" hreflang="fr"&gt;Centrale Europe&lt;/a&gt;. Le hasard, donc, a donné à ces deux livres un thème commun: celui du totalitarisme.&lt;/p&gt;
&lt;div about="http://www.flickr.com/photos/ridingwithrobots/3191128279/sizes/o/" style="text-align:center;" xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://michael.parienti.name/blog/public/creative-commons/la-zone-du-dehors.jpeg"&gt;&lt;img alt="La zone du dehors délocalisée sur Mars" src="https://michael.parienti.name/blog/public/creative-commons/.la-zone-du-dehors_m.jpg" style="display:block; margin:0 auto;" title="La zone du dehors délocalisée sur Mars, fév. 2010"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/ridingwithrobots/" property="cc:attributionName" rel="cc:attributionURL"&gt;Ridingwithrobots&lt;/a&gt; / &lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/" rel="license"&gt;CC BY-SA 2.0&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Zone du Dehors, d’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Damasio" hreflang="fr"&gt;Alain Damasio&lt;/a&gt;, décrit le totalitarisme doux d’un univers de science fiction, d’une société du contrôle généralisée, d’une démocratie molle où les libertés ont été abandonnées en échange de la sécurité. Cet univers n’est qu’un portrait à peine déformé de notre quotidien. Le roman s’attache à décrire le combat de quelques uns pour sortir de ce carcan, pour redonner au plus grand nombre l’envie d’imaginer une autre vie, puis de la vivre dans son entièreté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centrale Europe quant à lui n’est pas qu’un roman. C’est un ensemble de tableaux mettant en scène des personnages fictifs ou réels dans des situations historiques. Certains de ces épisodes sont indépendants de tout fil narratif. D’autres constituent des chapitres plus classique de romans. Tous ces récits dessinent une mosaïque représentant l’Europe, du moins la Centrale Europe ainsi que l’appelle l’auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce livre la puissance du verbe de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_T._Vollmann" hreflang="fr"&gt;Vollman&lt;/a&gt; retranscrit la violence, l’horreur et l’absurdité des pires évènements du vingtième siècle européen: guerre, camps d’extermination, police secrète, goulag, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dérives liberticides actuelles apparaissent alors dérisoires par rapport aux totalitarismes du passé. Surveillance généralisée, sur &lt;a href="http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/63&amp;amp;format=HTML&amp;amp;aged=0&amp;amp;language=FR&amp;amp;guiLanguage=fr" hreflang="fr"&gt;internet&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://souriez.info/" hreflang="fr"&gt;dans la rue&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.laquadrature.net/fr/filtrage-du-net" hreflang="fr"&gt;limites de la liberté d’expression&lt;/a&gt;, tout cela ne mènera pas forcément à un totalitarisme aussi dur que ceux du passé, difficile à dépasser. Mais cela ne doit être le prétexte pour abandonner la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bienfait du livre La Zone du Dehors est justement de donner de l’envie de se battre. Il décrit le devenir de nos démocraties où la technologie ne sert qu’au biocontrôle et à restreindre les libertés, où la société du loisir satisfait la classe moyenne pour qu’elle oublie ces contrôles, ces restrictions et le sort des laissés pour compte, où l’infantilisation de la population va jusqu’au renommer chaque individu selon sa position, son métier, ses capacités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette société du contrôle apporte le confort au plus grand nombre et étouffe quelques uns. Étouffement physique, étouffement moral, étouffement psychique, ces quelques uns ont besoin de ce soulever contre ce confort. Leur combat est l’histoire du livre. La Zone du Dehors interroge ouvertement le bien fondé d’une telle révolte dans une société qui satisfait le plus grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune réponse simple n’est trouvée. Car en définitive c’est au lecteur de répondre. Ce qui pourra le convaincre, c’est le souffle épique, la rage, le désir sauvage d’émancipation, et la foi en la nature humaine du roman.&lt;/p&gt;</description><category>Alain Damasio</category><category>William T. Vollmann</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2010/02/06/de-la-zone-du-dehors-c3a0-centrale-europe2c-et-retour/</guid><pubDate>Sat, 06 Feb 2010 14:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les Fusils</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2008/12/22/les-fusils/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Rifles_(novel)" hreflang="en"&gt;Les
Fusils&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_T._Vollmann" hreflang="fr"&gt;William T. Vollmann&lt;/a&gt;, est décrit par son auteur comme un
&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Seven_Dreams:_A_Book_of_North_American_Landscapes" hreflang="en"&gt;rêve&lt;/a&gt;. C’est effectivement le meilleur moyen de l’aborder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut être prêt à entrer dans un rêve, avec ses incohérences, ses mélanges
de personnages et d’époques qui se rencontrent et qui se croisent sans logique
immédiate. S’il accepte cette structure décousue du roman, le lecteur pourra
alors se laisser emporter pour un voyage dans le Grand Nord, dans le grand
froid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vollmann reconstitue la dernière expédition de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Franklin" hreflang="fr"&gt;Sir John
Franklin&lt;/a&gt;, partie à la recherche d’un passage pour rejoindre l’océan
pacifique de l’Angleterre en passant au dessus du cercle polaire. Cette
aventure finira par la disparition de tous ses participants, certainement morts
de faim, de froid, et atteints de saturnisme. Dans ce roman, dans ce rêve donc,
le personnage de John Franklin est identifié à Capitaine Subzéro, autre
personnage, voyageur du vingtième siècle s’aventurant chez les inuits. Les deux
partagent la même amante, Reepah, «une femme au coeur magnifique».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le froid, la faim, la famine, la chasse, le cannibalisme, la survie à -30
degré (une température chaude), ce livre nous emmène dans des territoires
inconnus, et extrêmes. Ses descriptions précises de paysages, d’étendues quasi
désertiques que le soleil de nuit baigne de couleurs multiples, rendent
attirantes ces régions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Fusils est ainsi un livre étrange, qui éveille notre goût de
l’aventure.&lt;/p&gt;</description><category>William T. Vollmann</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2008/12/22/les-fusils/</guid><pubDate>Sun, 21 Dec 2008 23:43:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tous ceux qu'elle connaissait vivaient de façon semblable</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2008/07/27/tous-ceux-qu-elle-connaissait-vivaient-de-facon-semblable/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour elle, et peut-être pour de nombreuses autres personnes de sa
génération, il semblait que l'avenir serait pire que le présent, que la
"stabilité" était une chimère, et par conséquent que la bonne façon de vivre
consistait à travailler correctement et discrètement, pour un salaire décent,
sans pour autant renoncer aux fonds de retraite, en dépensant autant que faire
se peut cette rénumération dans des sorties au cinéma, des restaurants, des
vêtements "fun", de beaux meubles, une belle vue, et d'autres gâteries de ce
genre. (Je ne veux pas être inspirée par le douleur, dit-elle à son amie Heidi.
Je veux être inspirée par l&lt;em&gt;'amour&lt;/em&gt;.) Si l'assiduité au travail de John
signifiait peu pour elle, il en allait de même pour les quêtes intellectuelles
ou spirituelles en tout genre. Ces dernières ne lui paraissaient pas
accessibles, seulement sans intérêt. Les biens et les loisirs décoraient sa
vie, et elle vivait en attendant la mort, ni heureuse, ni triste. Les sociétés
de carte de crédit, les courtiers en prêts hypothécaires, les démarcheurs
téléphoniques et les agences de voyage la sollicitaient continuellement. Elle
ne les appréciait guère, mais ils satisfaisaient partiellement son désir
inquiet d'être reconnue. De temps en temps, elle se servait de sa carte de
crédit pou acheter des choses qu'elle ne pouvait pas vraiment se payer, et
pendant le premier ou même le deuxième paiement la satisfaction qu'elle
expérimentait était quasi sexuelle. Tous ceux qu'elle connaissait vivaient de
façon semblable.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_T._Vollmann" hreflang="en"&gt;William T. Vollmann&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742760725" hreflang="fr"&gt;La
Famille Royale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><category>William T. Vollmann</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2008/07/27/tous-ceux-qu-elle-connaissait-vivaient-de-facon-semblable/</guid><pubDate>Sun, 27 Jul 2008 15:54:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>