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<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../assets/xml/rss.xsl" media="all"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Les Carnets de Michaël (Articles sur Na Hong-jin)</title><link>https://michael.parienti.name/</link><description></description><atom:link href="https://michael.parienti.name/tags/na-hong-jin.xml" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link><language>fr</language><copyright>Contents © 2026 &lt;a href="mailto:mon-prenom@parienti.name"&gt;Michaël Parienti&lt;/a&gt; </copyright><lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2026 11:52:30 GMT</lastBuildDate><generator>Nikola (getnikola.com)</generator><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><item><title>Vécu Mois de Juin 2026</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/01/juin_2026/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;p&gt;&lt;a href="https://michael.parienti.name/blog/public/2026/corneille-de-juin.jpeg" style="display:block; margin:0 auto; width: 600px" alt="Une corneille du mois de juin"&gt;&lt;img src="https://michael.parienti.name/blog/public/2026/corneille-de-juin_m.jpeg" alt="Une corneille du mois de juin" style="display:block; margin:0 auto; width: 600px"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Voici mon billet mensuel répertoriant quelques unes de mes activités pendant ce mois de juin 2026 caniculaire, auquel
  j’ai réussi à survivre, peut-être grâce à des lectures rafraîchissantes, voire glaçantes?&lt;/p&gt;
  &lt;h2&gt;Lectures&lt;/h2&gt;
  &lt;h3&gt;Han Kang: Celui qui revient, Leçons de Grec&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Han Kang est une &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Han_Kang"&gt;autrice&lt;/a&gt; coréenne que j’ai découverte l’année
  dernière avec &lt;i&gt;La Végétarienne&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Tristes Adieux&lt;/i&gt;. Par hasard j’ai acheté un recueil de poèmes d’elle,
  &lt;i&gt;Ces soirs rangés dans mon tiroir&lt;/i&gt;, qui m’a totalement subjugué. Ce n’est pas évident d’expliquer pourquoi. Cela
  touche beaucoup à quelque chose d’intimes, qui n’est pas facile à partager.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;J’ai donc commandé tous les livres en français de cette autrice. Mais comme la lecture de ces œuvres est souvent
  éprouvante, je me suis contenté de lire deux romans uniquement ce mois-ci: &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le%C3%A7ons_de_grec"&gt;Leçons de grec&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;Celui qui revient&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Le premier est l’histoire de deux êtres, chacun avec sa propre blessure physique, qui vont se rencontrer. L’un est en
  train de perdre la vue. L’autre a perdu la voix : les mots restent bloqués en elle.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Le deuxième roman raconte un &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Soul%C3%A8vement_de_Gwangju"&gt;évènement
  historique&lt;/a&gt; violent de la Corée du Sud à travers le vécu de plusieurs personnages. Parmi les «témoignages», qui sont
  tous marquant à leurs manières, celui d’une âme qui reste rattaché à son corps, lui même entassé au milieu d’une pile
  d’autres corps en train de pourrir dans une forêt, est l’un plus réussi par son mélange de mélancolie et d’horreur
  banale.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Dans les derniers chapitres l’autrice se met en scène à son tour, expliquant sa découverte de ces évènements
  historiques et sa relation avec l’un personnage lycéen. Le titre anglais de l’ouvrage est &lt;a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Human_Acts"&gt;Human Acts&lt;/a&gt;, ce qui éclaire le propos de l’auteur, et indique bien que le
  livre n’est pas à mettre entre toutes les mains.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Sœurs, de &lt;a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Daisy_Johnson_(writer)"&gt;Daisy Johnson&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Les deux sœurs de l’histoire c’est Juillet et Septembre. Juillet est la narratrice de la première partie (Sheila, la
  mère, sera celle de la deuxième). Elle raconte les jeux auxquelles elle et sa sœur se livrent dans une maison isolée où
  leur mère s’est réfugiée avec elles. Septembre est dominante, dominatrice, et forcera plusieurs fois sa sœur à
  s’automutiler. Attention, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains : ça parle d’adolescence, de maladie
  mentale et d’harcèlement. Si on veut une fin à peu près heureuse, il suffit de ne pas lire les deux derniers chapitres,
  qui propose une première fin alternative optimiste. La deuxième fin, celle à laquelle le lecteur ne voudrait pas croire,
  vous fera éprouver vertige et effroi.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Autres lectures en vrac&lt;/h3&gt;
  &lt;ul class="org-ul"&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;i&gt;Artères souterraines&lt;/i&gt; (&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Ellis"&gt;Warren Ellis&lt;/a&gt;): le livre
      s’ouvre sur l’image d’un rat qui pisse dans un mug par rancune. Si Chuck Palahniuk avait écrit un polar hard-boiled,
      ce serait ce livre.
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;i&gt;Une prière pour les cimes times&lt;/i&gt; de &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Becky_Chambers"&gt;Becky Chambers&lt;/a&gt;:
      d’habitude j’adore cette autrice. Mais ce livre est le deuxième tome d’une série dont je n’ai pas lu le
      premier : j’ai eu du mal à m’attacher au personnages.
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;i&gt;Monsieur Romain Gary&lt;/i&gt; Tome 2 et 3: la vie de Romain Gary, romancée par &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kerwin_Spire"&gt;Kerwin Spire&lt;/a&gt;. Le tome 2 raconte la rencontre et le coup de foudre
      avec Jean Sederg, leur relation cachée jusqu’au divorce officiel de Romain Gary et ses débuts à lui dans le cinéma.
      Le tome 3 est consacré à l’affaire farce Émile Ajar. C’est une plongée dans les années 60 et 70 : on y croise
      De Gaulle, on découvre un homme aux multiples vies, d’une intégrité (sa fidélité au Général, à sa seconde femme) et
      d’une subtilité qui semble avoir disparu à notre époque.
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;i&gt;Mesopotamia&lt;/i&gt; d’Olivier Guez, la vie de Gertrude Bell, exploratrice, espionne, diplomate, ou plutôt
    influenceuse, genre une influenceuse du début du vingtième siècle qui va façonner le pays qui s’appellera Irak (pour
    sonner arabe et flatter les populations locales, quand la Mésopotamie est un nom trop banal), pour que la Couronne
    Britanique garde la main sur le pétrole de la région. Malheureuse en amour, heureuse pour le reste.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;i&gt;Continuer&lt;/i&gt; de Laurent Vouvignier : l’épopée d’une mère qui emmène son fils parcourir le désert au
    Kirghizistan, pour aller à la rencontre de l’Autre, et le sauver du racisme. Résumé ainsi ça fait niais, mais le
    portrait de cette mère, son secret, m’a touché. À la fin, le seul méchant c’est le père/mari.&lt;/li&gt;
  &lt;/ul&gt;
  &lt;h2&gt;Films&lt;/h2&gt;
  &lt;ul class="org-ul"&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;i&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Casino_(film)"&gt;Casino&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;: chaque cinéphile doit avoir un film de
      &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Scorsese"&gt;Martin Scorsese&lt;/a&gt; préféré, sa petite madeleine. Pour moi
      c’est Casino : de la flamboyance, des paillettes, la mafia, et un rôle de femme, hélas, bien peu développé.
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;i&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Strangers_(film,_2016)"&gt;The Wailing&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Na_Hong-jin"&gt;Na Hong-jin&lt;/a&gt;: Un bon petit thriller horrifique coréen, avec quelques
      scènes à la Seven, et une ambiance à la Twin Peaks avec un esprit maléfique qui rode dans la forêt. J’ai frémi, donc
      ça a marché sur moi, mais j’avoue ne pas avoir vraiment compris la fin, jusqu’à lire la description de la fin
      alternative dans l’article wikipedia.
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;i&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Who_Am_I:_Kein_System_ist_sicher"&gt;Who Am I: Kein System ist sicher&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;
      un film allemand, très recommandable, qui raconte une histoire de hackers écrites par des co-créateurs de &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dark_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)"&gt;Dark&lt;/a&gt;. En image cinéphiles, on
      pourrait résumer ce film en disant que c’est un mélange de &lt;i&gt;Mister Robot&lt;/i&gt;, d’/Usual Suspects/ et de &lt;i&gt;Fight
      Club&lt;/i&gt;. La métaphore des conversations sur les forums de discussions par des personnages masqués qui errent dans
      des wagons de métro est originale et transmet bien aux spectateurs les enjeux de l’histoire.
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Mistress_America"&gt;Mistress America&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;: encore un film de Greta
    Gerwig, avec une histoire d’amitié entre deux jeunes femmes qui se recherchent, et futures sœurs par alliance. Drôle
    et lèger, avec pleins de situations souvent absurdes et décalées.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/30_ans_sinon_rien"&gt;13 becoming 30&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;: un feelgoodmovie, à la morale
    un peu simpliste (disons que j’ai passé l’âge) mais sympa. Quant à revoir Jennifer Garner dans un film des années
    2000, on s’attend à tout moment la voir donner un coup de pied et se mettre à courir.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Diaboliques_(film)"&gt;Les Diaboliques&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;: Le plaisir de voir deux
    femmes comploter pour tuer un homme, et un enquêteur bien malin, mais qui comprend trop tard (pour une fois je ne
    spoile presque rien!).&lt;/li&gt;
  &lt;/ul&gt;
  &lt;h2&gt;Séries&lt;/h2&gt;
  &lt;h3&gt;Deadloch&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Le point commun avec la première saison : les jurons, les fausses pistes à chaque épisode, les policières femmes
  qui ne sont pas prises au sérieux, parce que femme. Les différences : il fait plus chaud qu’à la saison une qui se
  passait au Sud, tandis que celle-ci se déroule au Nord de la Nouvelle Zélande; la population côtoyée par nos héroïnes
  est moins woke, voire carrément ploucs, comme cette famille dont les membres vont finir par s’entre-tuer à coup de
  fusils.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;L’intrigue est plus complexe qu’à la première saison. C’est toujours aussi drôle et plaisant, à condition de ne pas
  avoir peur des alligators.&lt;/p&gt;</description><category>Becky Chambers</category><category>Daisy Johnson</category><category>Gertrude Bell</category><category>Greta Gerwig</category><category>Han Kang</category><category>Jennifer Garner</category><category>Kerwin Spire</category><category>Martin Scorsese</category><category>Na Hong-jin</category><category>Olivier Guez</category><category>Romain Gary</category><category>Warren Ellis</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/01/juin_2026/</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2026 19:50:24 GMT</pubDate></item></channel></rss>