<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../assets/xml/rss.xsl" media="all"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Les Carnets de Michaël (Articles sur Marie-Èves Thuot)</title><link>https://michael.parienti.name/</link><description></description><atom:link href="https://michael.parienti.name/tags/marie-eves-thuot.xml" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link><language>fr</language><copyright>Contents © 2026 &lt;a href="mailto:mon-prenom@parienti.name"&gt;Michaël Parienti&lt;/a&gt; </copyright><lastBuildDate>Sun, 31 May 2026 18:35:45 GMT</lastBuildDate><generator>Nikola (getnikola.com)</generator><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><item><title>On a cessé d’avoir peur du danger</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/05/26/On-a-cesse-d-avoir-peur-du-danger/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;- Il faut voir plus loin que les apparences. Prends les boîtes de
nuit. On n’y pense pas, mais ce sont des temples de la civilité. Il y
a un peu de grabuge, parfois de l’agressivité, c’est vrai, mais ça
reste minime par rapport à ce qui pourrait arriver. Imagine, il peut y
avoir 500 personnes qui boivent de l’alcool et qui dansent, sur une
musique tellement forte que le système nerveux d’un homme né il y a
300 ans aurait envoyé une décharge d’adrénaline provoquant la fuite la
plus rapide dont son corps soit capable.  Une musique tellement forte
que dans le cas d’un homme né il y a 3000 ans, son cerveau aurait eu
besoin d’inventer qu’un dieu est responsable du vacarme, qu’il faut
lui sacrifier je sais pas quoi, et prier pour le supplier de stopper
la musique. Nous, rien de ça. On trouve ça banal.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[…]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ensuite, continuait Raphaëlle, ces 500 personnes elles
sont venues en groupe de quoi, peut-être deux, quatre, maximum dix,
donc les autres personnes qui remplissent la boîte de nuit sont des
étrangers. Les gens dansent et se laissent aller à boire, ils se
rendent volontairement vulnérables, ils affaiblissent leur vigilance
par l’alcool, ça parmi des centaines d’étrangers. Alors qu’il n’y a
pas si longtemps, l’être humain supportait seulement quelques
étrangers à la fois, et encore avec méfiance. Les gens vivaient en
communautés restreintes, ils se connaissaient tous entre eux. Chaque
étranger était suspect, Mais dans notre boîte de nuit hypothétique,
ces 500 personnes font confiance à des centaines d’étrangers. En plus,
ils le font dans la pénombre, même si le noir a été pendant des milliers
d’années une de nos plus grandes menaces.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;- Et la beauté de la chose, dans cette boite de nuit qui devrait
être extrêmement anxiogène, qui devrait détraquer le système nerveux
et faire perdre les pédales, il y a quoi, une trentaine de personnes
dont le travail est de de superviser la foule ? Tu imagines, 30
personnes pour contrôler cette foule de 500 êtres humaimsm, en
majorité ivres, plongés dans la pénombre, dans un bruit tonitruant et
et au milieu d’étrangers. Et après ça, il y a des gens disent qu’on
serait en train de régresser vers l’ animalité.  C’est le
contraire. On s’en éloigne à toute vitesse. On a cessé d’avoir peur du
danger.
&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La trajectoire des confettis - Marie-Èves Thuot&lt;/p&gt;</description><category>La trajectoire des confettis</category><category>Marie-Èves Thuot</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/05/26/On-a-cesse-d-avoir-peur-du-danger/</guid><pubDate>Tue, 26 May 2026 17:00:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>