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<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../assets/xml/rss.xsl" media="all"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Les Carnets de Michaël (Articles sur décroissance)</title><link>https://michael.parienti.name/</link><description></description><atom:link href="https://michael.parienti.name/tags/decroissance.xml" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link><language>fr</language><copyright>Contents © 2026 &lt;a href="mailto:mon-prenom@parienti.name"&gt;Michaël Parienti&lt;/a&gt; </copyright><lastBuildDate>Sat, 16 May 2026 11:10:43 GMT</lastBuildDate><generator>Nikola (getnikola.com)</generator><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><item><title>Semaine du 6 mai</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2024/05/12/05-12/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;p&gt;Voici un extrait de ce que j’ai retenu de la semaine du 6 mai.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;&lt;a href="https://michael.parienti.name/blog/public/2024/rames.jpeg" style="display:block; margin:0 auto" alt="Rames rouges et bleus suspendus sur un mur de couleur ocre"&gt;&lt;img src="https://michael.parienti.name/blog/public/2024/rames.jpeg" alt="Rames rouges et bleus suspendus sur un mur de couleur ocre" style="display:block; margin:0 auto; width: 600px"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
  &lt;h2&gt;Les Élections Européennes vue d’Allemagne (et de France)&lt;/h2&gt;
  &lt;p&gt;Pour les électeurs allemands, il existe un &lt;a href="https://www.wahl-o-mat.de"&gt;site&lt;/a&gt; qui permet, en répondant à
  une quarantaine de questions, de trouver le partie politique dont le programme se rapproche le plus de notre
  opinion.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Après, il faut aussi analyse la &lt;a href="https://basta.media/parlement-europeen-RN-oppose-droits-des-femmes-salaire-minimum-Bardella-LePen-Elections-UE"&gt;différence&lt;/a&gt;
  entre le programme affiché et les pratiques.&lt;/p&gt;
  &lt;h2&gt;Le Burn Out à travers les mangas&lt;/h2&gt;
  &lt;p&gt;Le mangas, comme tout support culturel, est traversé par son époque. Aussi quand le phénomène du burn-out devient un
  sujet public dans la société japonaise, cela &lt;a href="https://leclaireur.fnac.com/article/467603-fete-du-travail-pourquoi-les-mangakas-parlent-ils-autant-de-burn-out/"&gt;apparaît
  naturellement dans les mangas&lt;/a&gt;, d’autant plus que leurs auteurs sont très concernés.&lt;/p&gt;
  &lt;blockquote&gt;
    &lt;p&gt;En parallèle de ces œuvres décrivant la vie éreintante des travailleurs de la chaîne du livre, le marché du manga
    se retrouve progressivement envahi de protagonistes, hommes comme femme, faisant face à des situations de burn-out
    extrême. Au point que certains fans se retrouvent à en faire de longues listes. Comment expliquer ce
    phénomène ?&lt;/p&gt;
    &lt;p&gt;Pour Anaïs Claret, qui prépare actuellement un master en sociologie du travail, ces œuvres n’arrivent pas en masse
    par hasard : « Depuis quelques années, le Japon prend conscience d’un phénomène lié au burn-out qui serait un des
    plus importants au monde. Plus de la moitié des hommes et près des deux tiers des femmes se déclarent ainsi concernés
    par l’épuisement professionnel. Et dans ceux-là, les employés du milieu éditorial, mais aussi de l’animation ou du jeu
    vidéo sont particulièrement exposés. »&lt;/p&gt;
  &lt;/blockquote&gt;
  &lt;h2&gt;Marxisme et décroissance&lt;/h2&gt;
  &lt;p&gt;Voici un &lt;a href="https://www.salon.com/2024/05/03/why-climate-change-action-requires-degrowth-to-make-our-planet-sustainable/"&gt;entretien&lt;/a&gt;
  en anglais avec Kohei Saito, un philosophe japonais qui réconcilie le marxisme et écologie, et qui promeut la
  décroissance. Il y a un an, un &lt;a href="https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/020323/ce-best-seller-japonais-qui-defend-le-communisme-decroissant"&gt;
  article&lt;/a&gt; de Mediapart le présentait cet auteur.&lt;/p&gt;
  &lt;blockquote&gt;
    &lt;p&gt;My point is basically Marx was quite optimistic when he was young in terms of the development of technologies, but
    later he came to realize actually technologies have more damaging impact on both humans and nature. So he became more
    critical of that possibility of solving those problems of poverty and ecological problems using technology. That's how
    the issue of degrowth and eco-socialist ideas came to be central for his ideas.&lt;/p&gt;
    &lt;p&gt;[…]&lt;/p&gt;
    &lt;p&gt;Marx came to recognize that not necessarily Western societies are more progressive in creating a better society for
    the workers, but rather Western society also need to learn from non-Western societies. This is another very radical
    transformation for Marx in his late years. But then he came to realize not a top-down Soviet style dictatorship is
    necessary for the sake of establishing socialism, but rather more democratic, horizontal management of commonwealth
    lands, water, forests and other resources. That is quite essential for creating a better society.&lt;/p&gt;
    &lt;p&gt;And he actually uses the term association — not socialism or communism. He often describes the future society with
    "association." And so my idea is really not state socialism, but associated model production. This is why I still use
    the term "communism," because the society based on capital is capitalism and a society based on the commonwealth, the
    democratic management of commonwealth is actually to be called "communism."&lt;/p&gt;
  &lt;/blockquote&gt;
  &lt;h2&gt;En finir avec les idoles&lt;/h2&gt;
  &lt;p&gt;Et oublier &lt;a href="https://cqfd-journal.org/Virer-Debord"&gt;Debord&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
  &lt;blockquote&gt;
    &lt;p&gt;En novembre, cela fera 30 ans que Debord est mort. Ses archives sont à la Bibliothèque nationale de France (BnF).
    On s’en souvient : en 2008, l’université de Yale ayant fait une offre d’achat à la veuve, la ministre de la Culture de
    Sarkozy avait classé le legs « trésor national » afin qu’il soit préempté par l’État. Reconnaissant l’un des leurs,
    des mécènes ultra-friqués avaient mis la main à la poche pour la BnF. Une grande expo a fêté tout ça en 2013. Dix ans
    plus tard, j’ai l’impression qu’à part quelques mondains de l’art, Debord n’intéresse plus grand monde. Ce n’est pas
    forcément très grave.&lt;/p&gt;
  &lt;/blockquote&gt;
  &lt;h2&gt;Machine&lt;/h2&gt;
  &lt;p&gt;La série du moment c’est &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)"&gt;Machine&lt;/a&gt;, où l’on reparle de Marx, et
  de Kung-fu.&lt;/p&gt;</description><category>Allemagne</category><category>burn-out</category><category>décroissance</category><category>marxisme</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2024/05/12/05-12/</guid><pubDate>Sun, 12 May 2024 21:57:59 GMT</pubDate></item><item><title>Une définition de la Décroissance</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2009/06/14/une-definition-de-la-decroissance/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;p&gt;Plus d’un an après son déroulement, je viens de découvrir, via un &lt;a href="http://www.onthecommons.org/" hreflang="en"&gt;site américain&lt;/a&gt;, que s’est tenu
à Paris une &lt;a href="http://events.it-sudparis.eu/degrowthconference/" hreflang="fr"&gt;conférence internationale sur la Décroissance&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n’ai pas eu le courage de lire les actes de cette conférence (300 pages
en anglais). En revanche la déclaration finale est intéressante:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons à changer d’horizon et à passer de la poursuite générale et
illimitée de la croissance économique au concept d’ajustement des économies
nationales et mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Au niveau mondial, l’ajustement signifie une réduction de l’empreinte
écologique totale (l’empreinte carbone incluse) jusqu’à un niveau
soutenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Dans les pays où l’empreinte écologique par personne est supérieure au
niveau mondial soutenable, l’ajustement signifie une réduction vers le niveau
soutenable en un temps raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Dans les pays où existe une grande pauvreté, l’ajustement implique une
augmentation aussi rapide que possible de la consommation pour les plus
pauvres, de manière soutenable, jusqu’à l’obtention d’un niveau de vie décent,
selon des approches de réduction de la pauvreté déterminées localement plutôt
que par des politiques imposées de l’extérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Dans certains cas cela nécessitera une augmentation de l’activité
économique, mais la redistribution de revenus et de richesse de manière intra-
et inter-nationale formera l’essentiel du processus.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Suivi de la définition de la décroissance:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le processus par lequel on peut obtenir l’ajustement dans les pays les plus
riches et globalement dans l’économie mondiale s’appelle la «décroissance».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Voilà qui répond aux critiques trop rapides de la «Décroissance» pour qui ce
mouvement va l’encontre du développement des pays les plus pauvres. Au
contraire, «La Décroissance» ainsi définie a pour objectif l’amélioration des
conditions de vie dans ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste selon moi deux obstacles à ce que l’idée de «Décroissance» se
propage et s’impose comme une nécessité, à l’instar de l’écologie :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;l’égoïsme, l’absence de vision de la plupart des hommes politiques des pays
riches, et de quelques uns de leurs électeurs, certainement pas prêts à
abandonner leurs voitures et leurs écrans plats;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ce terme de «décroissance», qui continue en lui même à se définir
négativement.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description><category>décroissance</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2009/06/14/une-definition-de-la-decroissance/</guid><pubDate>Sun, 14 Jun 2009 19:51:00 GMT</pubDate></item><item><title>Into the wild</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2009/03/11/into-the-wild/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;p&gt;Qu’est-ce qui pousse un jeune homme, à l’avenir prometteur, à prendre la
route, à couper les liens avec sa famille, à choisir une vie simple et frugale,
abandonnant sa voiture, et tout son argent, plusieurs fois, à vouloir vivre au
plus près de la nature au point de s’isoler quatre mois en Alaska, et d’y
trouver la mort? Telles sont quelques unes des questions auxquelles tente de
répondre le &lt;a href="http://www.10-18.fr/domaine-etranger-fiche-livre-9782264048301.html" hreflang="fr"&gt;livre&lt;/a&gt; de Krakauer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que datant de 1992, ce drame est à la fois étonnamment moderne, et
universel. Les aspirations de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_McCandless" hreflang="fr"&gt;Christopher
McCandless&lt;/a&gt;, son rejet de la société de la consommation, qu’il juge absurde
et dangereuse pour l’humanité, semblent sorties d’un manifeste de la
Décroissance. Mais leurs fondements, ses inspirations, sont un peu différents
et plus anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alex était un lecteur assidu de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Tolsto%C3%AF" hreflang="fr"&gt;Tolstoï&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau" hreflang="fr"&gt;Thoreau&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_London" hreflang="fr"&gt;Jack London&lt;/a&gt;. Leurs
écrits ont eu une influence majeure sur sa perception du monde. Le voyage
d’Alex n’est finalement qu’une tentative de vivre en accord avec les principes
forgés par ses lectures. Lui même a marqué beaucoup des personnes qu’il a
croisé, comme Ronald Franz cet homme de 80 ans qu’il a convaincu de quitter son
appartement. Son chemin a aussi croisé celui de plusieurs communautés, de
vagabonds et de personnage vivant en marge. Ce livre est ainsi l’occasion de
croiser une autre Amérique: celle des communautés hippis, ou ce qu’il en reste
trente ans après leur début, celle de la route, des auto-stoppeurs, des
&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hobo" hreflang="fr"&gt;hobos&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La personnalité de Christopher McCandless est marquante. Elle recèle un
désir d’absolu, de pureté typiquement adolescent. Il est rare de voir ces
désirs mis en oeuvre avec autant de force et de conviction. Si on accepte
l’interprétation de Jon Krakauer, le jeune homme a été au bout de son
expérience d’isolement dans la nature pour conclure que «le bonheur n’est vrai
que s’il est partagé.» Ce changement de philosophie est une leçon de vie.&lt;/p&gt;</description><category>Christopher McCandless</category><category>décroissance</category><category>Jon Krakauer</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2009/03/11/into-the-wild/</guid><pubDate>Wed, 11 Mar 2009 22:28:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>