<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../assets/xml/rss.xsl" media="all"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Les Carnets de Michaël (Articles sur Cécile Coulon)</title><link>https://michael.parienti.name/</link><description></description><atom:link href="https://michael.parienti.name/tags/cecile-coulon.xml" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link><language>fr</language><copyright>Contents © 2026 &lt;a href="mailto:mon-prenom@parienti.name"&gt;Michaël Parienti&lt;/a&gt; </copyright><lastBuildDate>Sat, 16 May 2026 11:10:48 GMT</lastBuildDate><generator>Nikola (getnikola.com)</generator><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><item><title>Vécu Mois d’Avril 2026</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/04/30/avril_2026/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;p&gt;Inspiré par la &lt;a href="https://leabory.substack.com/"&gt;nouvelle génération&lt;/a&gt; et ce que j’ai pu moi même déjà
  publier ici et là sur ce blog, je vais essayer de reprendre la routine de résumer chaque mois ce que j’ai lu, vu, et
  écouté.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;&lt;a href="https://michael.parienti.name/blog/public/2026/vitra_slide_tower.jpeg" style="display:block; margin:0 auto;" alt="La Vitra Slide Tower"&gt;&lt;img src="https://michael.parienti.name/blog/public/2026/vitra_slide_tower_m.jpeg" alt="La Vitra Slide Tower" style="display:block; margin:0 auto; width: 600px"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
  &lt;h2&gt;Lectures&lt;/h2&gt;
  &lt;h3&gt;La langue des choses cachées&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Le prologue m’a totalement happé. Le reste de l’histoire, bien que plaisant à lire, avec le même style très marqué,
  n’arrive pas à la hauteur des premières pages.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Fight Club 2&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Ça faisait longtemps que je voulais lire la suite du livre culte, que je ne trouvais plus en livre neuf. J’ai réussi
  à l’avoir d’occasion. L’histoire est sympae, mais un peu foutraque, et un peu trop méta: Chuck Palahniuk se met lui même
  en scène en train d’écrire le livre, et fini par rencontrer son personnage.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Le créateur de Poupée&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Deuxième livre de Nina Allan que je lis, après les Bons Voisins. Le livre commence par une successions de fragments
  (coupure de presses, extrait de revue scientifiques, ), puis finit par se limiter par une correspondance entre deux
  personnages, et des nouvelles écrites par une autrice fictive. Par petites touches, c’est tout un univers étrange,
  peuplé de poupées, de nains, et d’êtres hors normes. Mais au final on se sent manipulée et un peu berné.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;L’ordre du jour&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;L’ordre du jour, c’est un zoom sur quelques journée des années 1930, décrivant quelques évènements qui semblent plus
  ou moins anodins à première vue, la rencontre entre un chef de parti qui a besoin de financement pour les prochaines
  élections et des patrons, un déjeuner à Londres entre un ambassadeur et un premier ministre, une rencontre secrète entre
  deux dirigeants.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Évidemment, tout cela n’a rien d’anodin, quand il s’agit du Chef du Parti Nazi qui promet aux patrons qu’en cas de
  victoire de son parti, ils n’auront pas à s’inquiéter des syndicats et qu’en plus, avec un peu de chance, si leur parti
  l’emporte, il n’y aura plus besoin d’élections pendant peut-être cent ans; quand le but de l’Ambassadeur est d’empêcher
  le Premier Ministre de retarder la réaction de l’Angleterre à l’annexion de l’Autriche, et quand l’un des deux chefs
  d’État menace l’autre.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Et évidemment tout cela est extrêmement moderne et rappelle beaucoup d’évènements actuels puisque, comme chacun le
  sait, à défaut de se répéter à l’identique l’Histoire bégaie néanmoins très souvent.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Réparer les vivants&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Un livre bouleversant, qui parle de mort, de vie, de la frontière tenue entre les deux. Ça parle du don ultime, celui
  auquel il est impossible de dire merci. &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maylis_de_Kerangal"&gt;Maylis de
  Kerangal&lt;/a&gt; décrit des personnes ordinaires qui font une chose extraordinaire: transformer un corps mort en morceaux de
  vie et d’espoir.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Les raisins de la colères&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Encore un livre très moderne qui nous raconte une histoire du temps passé: celle d’une famille poussée sur la route
  vers un eldorado promis mais incertain (comme toutes les promesses).&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;De nombreux thèmes me semblent faire écho à notre époque. Par exemple l’idée que le monde change, se modernise, et
  qu’il n’y a rien à faire. Dans le livre cela signifie partir en abandonnant tout. Le racisme anti-pauvre subis par la
  famille que l’on suit et leurs semblables sur la route, se retrouve aujourd’hui, surtout dans les lois votées en France,
  et dans les décisions de Justice. La peur des propriétaires de fermes et des autres bénéficiaires du statu-quo que les
  plus faibles se rassemblent est aussi très moderne.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Enfin au début du livre, lorsqu’ils sont prévenus qu’ils vont tout perdre, leurs maisons, leurs champs, leurs vies,
  certains fermiers métayers demandent qui est responsable: ils veulent, sans s’en cacher, aller fusils à la main chercher
  le responsable. On leur répond que c’est une banque, que les banques ne sont pas des personnes mais des monstres,
  qu’elles ont bien un directeur, mais que le directeur n’est pas responsable, etc. Bref, ça m’a fait pensé à un certain
  &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_de_Brian_Thompson#Luigi_Mangione"&gt;Luigi&lt;/a&gt; qui ne s’est pas laissé
  berné par de telle mascarades.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Incroyable (non): derrière ce roman, il y a encore une femme invisibilisée, &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sanora_Babb"&gt;Sanora Babb&lt;/a&gt;, dont les notes, basées sur son travail dans une ferme
  gouvernementale et qu’elle voulait utiliser pour écrire un livre, ont servi de base à Steinbeck pour écrire son propre
  roman. La publication et le succès du roman de Steinbeck provoqueront l’annulation de la publication du livre de Sanora
  Back, qui finira tout de même par être publié en 2004, un an avant sa mort.&lt;/p&gt;
  &lt;h2&gt;Films&lt;/h2&gt;
  &lt;h3&gt;Park Chan-wook&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Depuis mon &lt;a href="https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/02/28/vue-sur-la-seine/"&gt;dernier passage&lt;/a&gt; à
  Paris, je découvre le réalisateur coréen &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Park_Chan-wook"&gt;Park Chan-wook&lt;/a&gt;, dont
  je n’avais vu jusqu’alors que le film &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Old_Boy_(film,_2003)"&gt;Old Boy&lt;/a&gt;, un film
  marquant certes, mais qui a été pour moi l’arbre me cachant la forêt. Après Mademoiselle, Lady Vengeance (deux chef
  d’oeuvres pour moi), et No Other Choice le mois dernier, ce mois-ci j’ai vu Decision to Leave et &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joint_Security_Area_(film)"&gt;Joint Security Area&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Le premier, sorti en 2022, mets en scène la relation d’un policier, enquêteur scrupuleux, qui va se rapprocher d’une
  jeune veuve soupçonnée d’avoir tué son mari, et naturellement finit par tomber amoureux d’elle. Pour une fois c‘est un
  film plein de douceur, avec toujours des plans incroyables (par exemple, plusieurs fois la caméra prend la place de
  l’oeil d’une personne morte) qui font la marque de ce cinéaste.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Joint Security Area est un film plus ancien. On suit encore une fois une investigation, cette fois ci menée par une
  enquêtrice de l’armée suisse, qui cherche à comprendre un incident survenu à la frontière des deux Corées. L’histoire,
  racontée sous la forme de flash-backs, est une histoire d’amitié surprenante, à l’humanité touchante. J’ai rarement vu
  dans un film des soldats s’amuser comme des vrais gamins.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Bref Park Chan-wook est en train de rejoindre le modeste panthéon de mes cinéastes préférés, quelques part auprès de
  De Palma et de Kubrick.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Amélie et la Métaphysique des tubes&lt;/h3&gt;
  &lt;p&gt;Ce que j’aime bien dans le cinéma, c’est lorsque le fond (l’histoire, les émotions, etc.) s’accordent avec la forme
  (les images, la musique, etc.). L’animation se prête bien à genre d’harmonie, et &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9lie_et_la_M%C3%A9taphysique_des_tubes"&gt;Amélie et la Métaphysique des tubes&lt;/a&gt; en
  est une très belle illustration en nous faisant entrer dans la tête d’une petite fille de trois ans, à la vie intérieure
  foisonnante, qui fera d‘elle une écrivaine originale et célèbre.&lt;/p&gt;
  &lt;h3&gt;Autres films en vrac&lt;/h3&gt;
  &lt;ul class="org-ul"&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Prisonni%C3%A8re_espagnole"&gt;La Prisonnière Espagnole&lt;/a&gt;: très bon
      thriller;
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%E2%80%A6_Comme_elle_respire"&gt;Comme elle respire&lt;/a&gt;: drôle et émouvant sur
      un sujet sensible, la santé mentale, avec deux acteurs disparus bien trop tôt.
    &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;
      &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Conclave_(film)"&gt;Conclave&lt;/a&gt;: un huis clos, des secrets, des révélations,
      des retournements de situations jusqu’un twist final: un vrai plaisir à (re)regarder. C’était mon deuxième
      visionnage, l’occasion de profiter des plans soigneusement chorégraphiés et de la musique captivante.
    &lt;/li&gt;
  &lt;/ul&gt;
  &lt;h2&gt;Séries&lt;/h2&gt;
  &lt;p&gt;Après une suite de série du genre &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cosy_mystery"&gt;cozy mystery&lt;/a&gt; entâmée
  l’année dernière par les cinq saison d’Only murders in the building, puis poursuivi avec The Afterparty, A man on the
  inside, et The residence, j’ai visionné ce mois d’avril deux vrais séries d’enquêtes policières classique (ou presque
  pour la deuxième): &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/His_%26_Hers"&gt;His &amp;amp; Hers&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradise_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)"&gt;Paradise&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Il faut vraiment attendre les dix dernières minutes de &lt;i&gt;His &amp;amp; Hers&lt;/i&gt; pour voir disparaître les dernières réserves
  sur la résolution des crimes. Quand à &lt;i&gt;Paradise&lt;/i&gt;, la première saison un classique whodunit dans un environnement
  qui ne l’est pas. Je n’ai pas encore vu la deuxième.&lt;/p&gt;
  &lt;h2&gt;Musée&lt;/h2&gt;
  &lt;p&gt;Ça va bientôt faire quinze ans que j’habite Freiburg, mais c’est ce mois-ci seulement que je suis allé visiter le
  Musée de Design de Vitra. Plus qu’un musée Vitra se défini comme un &lt;a href="https://www.design-museum.de/en/information/vitra-campus.html"&gt;campus&lt;/a&gt;. De fait l’endroit est constitué de plusieurs
  parties indépendantes, dont un jardin en plein air, et deux bâtiments contenant des expositions: le Musée du Design
  proprement dit, que je n’ai visité pas et le &lt;a href="https://www.design-museum.de/en/collection/the-schaudepot.html"&gt;Vitra Schaudepot&lt;/a&gt;, que j’ai visité pour voir
  l’exposition &lt;a href="https://www.design-museum.de/en/exhibitions/current-exhibitions.html"&gt;Science Fiction Design: From
  Space Age to Metaverse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Le principal effet de cette exposition sur moi a été l’envie voir la série Star-Trek. Sinon l’exposition donne juste
  envie d’avoir un appartement plus grand et plus d’argent pour s’acheter des meubles design.&lt;/p&gt;</description><category>Aude Py</category><category>Cécile Coulon</category><category>Chuck Palahniuk</category><category>Eddine Noël</category><category>Éric Vuillard</category><category>John Steinbeck</category><category>Liane-Cho Han</category><category>Maïlys Vallade</category><category>Maylis de Kerangal</category><category>Nina Allan</category><category>Park Chan-wook</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/04/30/avril_2026/</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 17:28:45 GMT</pubDate></item><item><title>C’est ainsi que les hommes naissent</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/04/05/c-est-ainsi-que-les-hommes-naissent/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Car c’est ainsi que les hommes naissent, vivent et disparaissent,
  en prenant avec les cieux de funestes engagements : leurs mains
  caressent et déchirent, rendent la peau si douce qu’on y plonge
  facilement des lances et des épées. Rien ne les effraie sinon leur
  propre mort, leurs doigts sont plus courts que ceux des grands
  singes, leurs ongles moins tranchants que ceux des petits chiens,
  pourtant ils avilissent bêtes et prairies, ils prennent les
  rivières, les arbres et les ruines du vieux monde. Ils prennent,
  oui, avec une avidité de nouveau-né et une violence de dieu malade,
  ils posent les yeux sur un carré d’ombre et, par ce regard, l’ombre
  leur appartient et le soleil leur doit sa lumière et sa chaleur. Ils
  se nourrissent des légendes qui font la terre ronde et trouée, le
  ciel bleu et fauve, ils construisent des villes géantes pour des
  vies minuscules et la haine de cette petitesse les pousse à toutes
  les grandeurs. En amour, ils ne comprennent rien aux secousses du
  cœur et du sexe, ils tentent de les apaiser, leurs forces sont
  fragiles, leurs corps mal préparés aux tempêtes des sentiments. Ils
  ont trouvé un langage pour tout dire ; avec ce trésor, ils
  s’épuisent à convaincre qu’ils sont les chefs, les puissants, les
  vainqueurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu’importe qu’ils violent des femmes, des enfants, des frères ou
des inconnus, qu’importe qu’ils vident des océans et remplissent des
charniers, tout est voué à finir dans un livre, un musée, une salle de
classe, tout sera transformé en statue, en compétition, en
documentaire. Alors, qu’importe qu’ils incendient des bibliothèques,
des villages et des pays entiers, qu’ils martyrisent ceux qu’ils
aiment, il faut pour vaincre tout brûler, et regarder les flammes
monter au-dessus des forêts jusqu’à ce qu’elles forment sous l’orbe
des nuages de grandes lettres illisibles. Qu’importe qu’ils passent
sur cette terre plus vite qu’un arbre, une maison, une tortue ou un
rivage, ils sont si beaux, avec leurs yeux pleins d’amour et leurs
mains pleines de sang, ils sont si beaux, avec leurs corps comme des
brindilles, ils se tiennent droit, ils imitent les falaises, ils se
croient montagnes ou sommets, ils sont si beaux dans leur soif capable
de tarir les sources les plus anciennes, ils sont si beaux dans la
timidité du premier baiser, cela ne dure qu’une seconde mais après ils
ne seront plus jamais grands. Oui, c’est ainsi que les hommes
naissent, vivent et disparaissent.&lt;/p&gt;

&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9cile_Coulon" hreflang="fr"&gt;Cécile Coulon&lt;/a&gt; -
   La langue des choses cachées&lt;/p&gt;</description><category>Cécile Coulon</category><category>La langue des choses cachées</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/04/05/c-est-ainsi-que-les-hommes-naissent/</guid><pubDate>Sun, 05 Apr 2026 10:26:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>