<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../assets/xml/rss.xsl" media="all"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Les Carnets de Michaël (Articles sur Camila Sosa Villada)</title><link>https://michael.parienti.name/</link><description></description><atom:link href="https://michael.parienti.name/tags/camila-sosa-villada.xml" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link><language>fr</language><copyright>Contents © 2026 &lt;a href="mailto:mon-prenom@parienti.name"&gt;Michaël Parienti&lt;/a&gt; </copyright><lastBuildDate>Mon, 05 Oct 2026 09:10:57 GMT</lastBuildDate><generator>Nikola (getnikola.com)</generator><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><item><title>Quitter tous les lieux</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/25/quitter-tous-les-lieux/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Quitter tous les lieux. C’est ça, être trans. Est-ce que Lourdes, à la
fin, s’est vue elle-même comme un enfant ? Dans ce dernier instant,
quand le fléau a remporté la guerre, était-elle préparée pour
retrouver son enfance ? Pour mourir, on doit préparer la maison,
recevoir l’enfant que nous avons su être. Savoir lui demander pardon
pour toutes ces trahisons, pour tous ces mensonges, pour toutes ces
déceptions systématiques, pour la destination perdue, pour tant de
beauté négligée.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camila_Sosa_Villada" hreflang="fr"&gt;Camila Sosa Villada&lt;/a&gt; - Les Vilaines&lt;/p&gt;</description><category>Camila Sosa Villada</category><category>Les Vilaines</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/25/quitter-tous-les-lieux/</guid><pubDate>Sat, 25 Jul 2026 09:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>La femme que je suis aujourd’hui</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/22/la-femme-que-je-suis-aujourd-hui/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Moi, je dis que peu à peu je suis devenue la femme que je suis
aujourd’hui par pure nécessité. Cette enfance de violence, avec un
père qui, à la moindre occasion, balançait sur nous ce qui lui tombait
sous la main, enlevait son ceinturon et donnait une correction,
devenait furieux et tapait sur tout ce qu’il trouvait près de lui :
femme, fils, objets, chien. Cet animal féroce, qui me hantaït, qui
était mon cauchemar : tout ça était trop horrible pour avoir envie
d’être un homme. Je ne pouvais pas être un homme dans ce monde-là.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camila_Sosa_Villada" hreflang="fr"&gt;Camila Sosa Villada&lt;/a&gt; - Les Vilaines&lt;/p&gt;</description><category>Camila Sosa Villada</category><category>Les Vilaines</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/22/la-femme-que-je-suis-aujourd-hui/</guid><pubDate>Wed, 22 Jul 2026 13:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>La vie ne pourrait pas fonctionner sans nous</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/20/la-vie-ne-pourrait-pas-fonctionner-sans-nous/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Une nuit suffit, une nuit et l’argent arrive dans nos mains, dans nos
sacs. Le lendemain, nous payons le loyer, nous satisfaisons notre
coquetterie. Rien qu’une nuit et nous pouvons être comme eux, les
filles prodigues peuvent aller faire des courses, régler des dettes,
elles font claquer les portes des magasins comme des bêtes de
consommation. Nous payons comptant. Nous ne pouvons plus avoir de
dettes. Nous vivons à l’écart, rien qu’un petit troupeau qui rôde dans
les marges du monde. Nous amassons de l’argent puis nous le leur
donnons, nous donnons notre argent à ceux qui, chaque nuit, nous
dévorent. Il se peut que ces banquets aient lieu grâce à notre
isolement. Ce que j'apprends très vite, c'est que nous sommes
nécessaires au désir, au désir interdit que les habitants de la terre
éprouvent à notre égard. Cela doit pourtant être interdit par un
châtiment éternel, car nous avons décidé de ne pas nous soumettre.
Pour nous punir, ils disent : vous ne serez pas désirées.  Mais la vie
ne pourrait pas fonctionner sans nous, là, expulsées de
tout. L'économie s’effondrerait, l’existence sauvage dévorerait toutes
les normes si les putes ne donnaient pas de l’amour charnel. Sans les
prostituées, ce monde sombrerait dans la noirceur de l’univers.
&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camila_Sosa_Villada" hreflang="fr"&gt;Camila Sosa Villada&lt;/a&gt; - Les Vilaines&lt;/p&gt;</description><category>Camila Sosa Villada</category><category>Les Vilaines</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/20/la-vie-ne-pourrait-pas-fonctionner-sans-nous/</guid><pubDate>Mon, 20 Jul 2026 08:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>La ronde des trans</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/18/la-ronde-des-trans/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Le froid n’arrête pas la ronde des trans. Une fiole de
whisky passe de main en main, des papiers saupoudrés de cocaïne
passent successivement sous tous les nez, quelques-uns d’entre eux
sont énormes et naturels, d’autres, tout petits, ont été opérés. Ce
que la nature ne te donne pas, l’enfer te le prête. Là, dans ce parc
qui jouxte le centre-ville, le corps des trans emprunte à l’enfer la
substance de ses charmes.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camila_Sosa_Villada" hreflang="fr"&gt;Camila Sosa Villada&lt;/a&gt; - Les Vilaines&lt;/p&gt;</description><category>Camila Sosa Villada</category><category>Les Vilaines</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/07/18/la-ronde-des-trans/</guid><pubDate>Sat, 18 Jul 2026 19:57:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>