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<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../assets/xml/rss.xsl" media="all"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Les Carnets de Michaël (Articles sur Réparer_les_vivants)</title><link>https://michael.parienti.name/</link><description></description><atom:link href="https://michael.parienti.name/categories/reparer_les_vivants.xml" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link><language>fr</language><copyright>Contents © 2026 &lt;a href="mailto:mon-prenom@parienti.name"&gt;Michaël Parienti&lt;/a&gt; </copyright><lastBuildDate>Fri, 15 May 2026 15:54:18 GMT</lastBuildDate><generator>Nikola (getnikola.com)</generator><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><item><title>La continuité du temps</title><link>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/04/22/la-continuite-du-temps/</link><dc:creator>Michaël Parienti</dc:creator><description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;[…]quand, relevant la tête du lavabo, elle croise son regard dans
le miroir - iris glacés sous les paupières gonflées, comme pochées par
un coup, yeux Signoret, yeux Rampling, le rayon vert au ras des cils
-, saisie alors de ne pas se reconnaître, comme si sa défiguration
avait commencé, comme si elle était déjà une autre femme : un pan de
sa vie, un pan massif, encore chaud, compact, se détache du présent
pour chavirer dans un temps révolu, pour y chuter, et
disparaître. Elle discerne des éboulements, des glissements de
terrain, des failles qui sectionnent le sol sous ses pieds : quelque
chose se referme, quelque chose se place désormais hors d'atteinte -
un morceau de falaise se sépare du plateau et s'effondre dans la mer,
une presqu'île lentement s'arrache du continent et dérive vers le
large, solitaire, la porte d'une caverne merveilleuse est soudain
obstruée par un rocher - ; le passé a soudain grossi d'un coup, ogre
bâfreur de vie, et le présent n'est qu'un seuil ultramince, une ligne
au-delà de laquelle il n'y a plus rien de connu. La sonnerie du
téléphone a fendu la continuité du temps, et devant le miroir où se
fixe son image, les mains cramponnées au lavabo, Marianne se pétrifie
sous le choc.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maylis_de_Kerangal" hreflang="fr"&gt;Maylis de Kerangal&lt;/a&gt; -
   &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9parer_les_vivants" hreflang="fr"&gt;Réparer les vivants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><category>Maylis_de_Kerangal</category><category>Réparer_les_vivants</category><guid>https://michael.parienti.name/blog/posts/2026/04/22/la-continuite-du-temps/</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2026 17:00:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>