Le mensuel La
Décroissance dans son numéro de mars 2008 liste un ensemble d'initiatives municipales pour rendre la
ville lente, ie décroissante. Voici un résumé de ce dossier. Dommage que je ne
l'ai pas lu plus tôt pour soumettre ces suggestions aux candidats de ma ville.
Mais heureusement il est encore temps pour le second tour.
Bien Manger
Faire de la restauration scolaire et collective un service municipale, en
utilisant pour les repas des produits bio ou locaux, et en respectant les
saisons. L'exemple citée est celui de la ville de Grigny (Rhône). Deux
constations de cette expérience: le prix des repas n'a pas changé, et les
enfants des cantines mangent plus et il y a moins de déchets.
Les transports doux
À l'instar de Besançon ou de Montpellier, éliminer la voiture des
centres-villes, et plus généralement créer des zones piétonnes non
commerciales. La non construction de parking est un moyen.
Petite enfance
L'exemple est celui des crèches parentales du 20e arrondissement de Paris,
qui s'est répandu dans les 11e, 18e et 19e arrondissements:
- repas bio;
- utilisation de couches bio (jetables);
- emploi de produits d'entretien écologiques.
Curieusement, et malheureusement, les crèches municipales n'ont pas adopté
ces bonnes pratiques.
Installer des artisans
L'utilisation du droit de préemption permet d'acheter des locaux, pour y
installer des artisans: boulanger, luthier. C'est un moyen d'influencer la vie
commerciale d'une ville ou d'un village.
Réduire les déchets
Le mensuel préconise une collective publique. Je n'ai pas souvenir d'avoir
lu des comparaisons entre les modes privé et public de la collectes des
ordures, contrairement à la distribution de l'eau dont il est connu qu'une
gestion publique coûte moins chère qu'une gestion privée.
Les autres conseils sont:
- la mise à disposition de foyers et des résidences ayant un jardin de
composteurs.
- la «pesée embarquée»: les poubelles sont pesées de sorte que chaque foyer
paie une taxe proportionnelles aux déchets qu'il a produit.
Small is beautiful
Ce sont les maires qui décident de transformer les terres arables ou les
forêts en zone à bâtir, via les permis de construire et le PLU (plan
d'aménagement des sols). À eux donc de limiter l'extension des villes.
L'eau un bien commun
Ce paragraphe rappelle seulement que 60 % des communes ont choisi de
privatiser la gestion de l'eau. Or le prix de l'eau dans les communes dont
l'exploitation est une régie communale est 25 % moins chère!
Le prix de l'eau payé par les usagers lorsqu'elle est fournie par une régie
privée inclut parfois le coût d'attribution du marché. Pour toute ces raisons
plusieurs communes ont choisi de reprendre en charge la gestion de l'eau.
La santé en ville... et à la campagne
La création de dispensaire de santé regroupant un conseil médical
pluridisciplinaire permet d'éviter le transport systématique vers les grands
hôpitaux, de plus en plus concentré dans les grandes villes. Ces maisons de
santé jouent un rôle de proximité dans le domaine de la santé. Même dans les
grandes villes elles seraient utiles pour soulager les services d'urgence.
Retiens la nuit
Le dernier article du dossier est consacré au noir de la nuit qui disparaît,
à cause de l'éclairage public mal conçu. Non seulement cela empêche de les
astronomes de compléter les étoiles, mais c'est aussi un gâchis d'énergie. Le
rôle du maire est de choisir un éclairage discret, se contentant d'illuminer le
sol.
ps: Les titres des différentes parties sont ceux du magazine.