Le Carnet de Michaël

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jeudi 30 octobre 2008

Week end à Cry sur Armançon

Écluse sur le Canal de Bourgogne.

Reflet du soleil dans le Canal de Bourgogne

Une rivière affluente au Canal de Bourgogne

mardi 21 octobre 2008

Le bonheur à deux

Le bonheur à deux exige une qualité très rare d’ignorance, d’incompréhension réciproque, pour que l’image merveilleuse que chacun avait inventée de l’autre demeure intacte, comme aux premiers instants.

Romain Gary - Charge d’âme

jeudi 16 octobre 2008

How do you do

Parfois les limites du User generated content sont vite atteintes. Par exemple, la bonne traduction de «How do you do?» sur Yahoo Answer n’est pas celle qui a été «élue». Il faut lire les commentaires, pour deviner que la traduction correcte est «Enchanté de faire votre connaissance». Un lecteur pressé continuera à se tromper.

Ci après la preuve par le papier, issue de La grammaire anglaise de l'étudiant. How do you do

Profitons en tant qu’il y a encore des livres.

lundi 13 octobre 2008

Google, RMS, et ma bibliothèque

Au moment où j’arrête enfin d’utiliser mes comptes gmail pour mon courrier personnel, afin d’être cohérent avec le reste de mes agissements, RMS, le fondateur du logiciel livre, rappelle que l’utilisation de tels services est "stupid". Merci pour moi.

Sa critique porte, entre autres, sur la dépendance et donc l’atteinte aux libertés qu’impliquent l’utilisation de ces services. Or il est possible, même avec gmail, de garder ses données chez soit, en backup. Mais les problèmes de vie privée demeurent.

Coïncidence, au même moment je commence à utiliser un nouveau service, anobii, pour recenser mes dernières lectures. À chaque utilisation d’applications de type web 2.0, qui fonctionne suivant le principe des réseaux sociaux, il faut prendre conscience des informations personnelles que l’on diffuse, et de la dépendance où l’on se place.

Dans le cas présent, la diffusion de quelques unes de mes lectures ne me pose aucun problème. Cela complète ce que j’écris dans ce carnet. De plus une telle liste peut s’avérer utile pour la fin de l’année.

mercredi 24 septembre 2008

Un vieux croûton

J’aurais beaucoup aimé acheté la eeeBox, afin d’en faire le boîtier multimédia qui me manque depuis des années. Cette machine a pour elle beaucoup d’atouts:

  • un prix plus que raisonnable de 220 €;
  • une taille discrète, et un design élégant;
  • silencieuse;
  • une sortie DVI, indispensable pour lire des vidéos sur un écran plat.

Hélas Asus ne vend cette machine qu’avec le système Windows. Après avoir attendu des semaines une annonce quelconque sur la version GNU/Linux de la eeeBox, j’ai laissé tombé.

Je me suis acheté d’occasion un vieux Mac Mini de 2005. Au même prix, mais en beaucoup plus lent et avec un quart de la Ram par rapport à la boîte d’Asus, avec toutefois un lecteur DVD en plus. Pour le moment ce vieux croûton de Mac Mini s’est bien adapté à son passage au libre, et remplit très bien sa fonction.

lundi 22 septembre 2008

Il n’avait plus, comme autrefois

Il n’avait plus, comme autrefois, de ces mots si doux qui la faisait pleurer, ni des ces véhémentes caresses qui la rendait folle; si bien que leur grand amour, où elle vivait plongée, parut se diminuer sous elle, comme l’eau d’une fleuve qui s’absorberait dans son lit, et elle aperçut la vase.

Flaubert - Madame Bovary

mercredi 10 septembre 2008

Le raffinement de l’information

Non, rien à faire, je ne m’y fais pas. Ce que je fais n’a aucun sens. Je découvre un bon restaurant, je le présente à tout le monde dans un magazine. Allez à tel endroit, choisissez tel plat. Mais faudrait-il que les gens se déplacent exprès pour ça? Ils n’ont qu’à goûter eux même et choisir ce qui leur plaît. Non? Pourquoi faut-il dire aux gens ce qu’ils doivent manger? Pourquoi faut-il leur apprendre même la façon de lire un menu et de choisir leur plat? Et en plus, dès qu’un restaurant est rendu célèbre par un article dans les journaux, la qualité de la cuisine et du service se met à baisser. C’est le cas pour neuf établissements sur dix. L’équilibre de l’offre et de la demande est détruit. À cause de gens comme moi. On découvre quelque chose et après on le détruit systématiquement. On trouve quelque chose d’immaculé et on le rend plein de tâches. Les gens appellent ça de l’information. On passe au peigne fin tous les espace de la vie et de l’intimité des gens, et on appelle ça le raffinement de l’information. Ce genre de choses me dégoûte au plus haut point, alors que je le fais moi même.

Haruki Murakami - Danse, danse, danse

mardi 9 septembre 2008

2666

Cet énorme pavé, de plus de mille pages, aurait pu être publié sous la forme de cinq livres autonomes, ainsi que l’aurait souhaité l’auteur avant sa mort. De fait chaque chapitre raconte sa propre histoire, indépendante des autres. Cependant, des thèmes et des personnages communs, ainsi bien évidemment la ville de Santa Teresa, le lieu où finit chaque histoire quand elle n’y commence pas, tissent des liens entre les différents chapitres. Cette ville est la transposition de la ville de Ciudad Juárez, située au nord du Mexique, proche de la frontière étasunienne. Ciudad Juárez est tristement célèbre pour les centaines de meurtres de femmes qui ont eu lieu depuis 1993, meurtres restés impunis.

L’éditeur et le légataire littéraire de l’auteur, Roberto Bolaño, ont finalement décidé de publier les cinq livres ensemble. Ce qui est plutôt une bonne chose, sauf si vous devez transporter l’encombrant pavé résultant un peu trop souvent. Heureusement pour moi, je l’ai lu en vacances et je n’ai pas eu à le déplacer dans les transports en commun, contrairement aux livres du reste de l’année.

Les cinq histoires de l’ouvrage n’ont pas toutes la même ampleur. La deuxième et la troisième paraissent bien anecdotiques en regard des trois autres.

Le premier livre, “La partie des critiques”, raconte avec légèreté les amours et la passion de quatre universitaires pour un mystérieux écrivain allemand Benno von Archimboldi. En poursuivant cet écrivain, qui n’a pas été aperçu depuis des dizaines d’années, trois d’entre eux se retrouvent dans la ville de Santa Teresa. À partir de ce moment l’histoire bascule. La ville, sa chaleur, sa pollution et ses crimes, les étouffent et les plongent dans un sentiment d’irréalité qui atteint aussi le lecteur. Lorsqu’ils ne restent plus que deux à continuer leur séjour, tout en ayant abandonné leur quête de l’écrivain, le temps et l’histoire se suspendent.

Le deuxième livre raconte la vie d’un philosophe, entr’aperçu dans la première histoire, venu vivre à Santa Teresa. Le troisième livre est consacré à un journaliste venu suivre un match de box, toujours dans la même ville. Cette intrigue s’intégrera dans la trame du roman lorsque le journaliste rencontrera de la fille du philosophe.

Le quatrième livre constitue le coeur de l’ouvrage. Il est constitué principalement d’une énumération chronologique de toutes les femmes retrouvées mortes, de leurs apparences et des conditions dans lesquelles chaque corps a été signalé à la police. D’un style froid comme un rapport de police, la succession des paragraphes courts n’est pas sans rappeler certains romans de James Ellroy. Cette énumération morbide est entrecoupée par des digressions autour de personnages secondaires. Alors que chaque description de femme morte occupe généralement un seul et court paragraphe, d’une page environ, ces histoires en marge de la trame principale sont l’occasion pour Bolaño d’écrire de véritables petites nouvelles. Telle est l’histoire de la voyante Florita Almada dont la narration s'étend sur 12 pages, depuis son enfance jusqu’à son irruption dans le récit principal.

Le dernier chapitre raconte la vie de celui qui deviendra l’écrivain Benno von Archimboldi. La rupture de ton avec le chapitre précédent est radicale, ce chapitre étant le plus poétique du livre, voire le plus onirique. Né Hans Reiter, le futur écrivain aura une vie mouvementée, combattant pendant la seconde guerre, non pas avec courage mais avec désinvolture, puis multipliant les petits métiers pour survivre et pour parcourir l’Europe. Là encore Bolaño multiplie les intrigues secondaires, les récits dans le récit, les retours en arrière. Ce foisonnement d’histoires est un véritable plaisir pour le lecteur qui, en plus, a le sentiment d’entrer dans un monde secret en découvrant enfin le sujet principal du premier chapitre, resté caché jusqu’alors.

Dans une intrigue annexe consacrée à la soeur de Hans Reiter, Les dernières pages du livre expliquent la présence de l’écrivain à Santa Teresa. C’est alors que l’histoire reste suspendue dans le vide, inachevée. Les crimes restent sans aucune explication, aucun mystère n’est résolu, et la fin de l’histoire de Benno von Archimboldi nous restera inconnue.

Ce n’est pas la frustration qui s'empare du lecteur à ce moment là, mais plutôt le sentiment que, quelque part dans les pages précédentes, des indices ont été semés, une clé a été cachée. Une clé qui permet de tout expliquer: la laideur de Santa Teresa, les crimes abominables, le génie d’Archiboldi. Une clé pour comprendre l’âme humaine, capable de ces crimes comme de cette oeuvre.

La première chose que l’on désire en terminant ce livre, c’est de le recommencer depuis le début.

vendredi 5 septembre 2008

Fourre tout

Quelques liens de choses à lire:

lundi 1 septembre 2008

Un livre moyen

Après un été à lire des chefs d’oeuvre de la littérature comme Trois Fermier s’en vont au bal, 2666, dont je reparlerai bientôt, ou bien des livres, comme ceux de Haruki Murakami, dont l’histoire est tellement belle qu’on ne voudrait jamais en finir la lecture, lire un livre seulement moyen est reposant. C’est ce que je viens de faire en lisant le dernier Nothomb, une lecture traditionnelle de rentrée pour moi depuis sept ans.

Enfin un livre pour lequel je n’ai pas besoin de chercher pendant des heures un superlatif pour en parler sur ce blog. Le Fait du prince est un livre moyen, ordinaire, normal. Agréable à lire, il se lit juste un peu trop vite (deux aller-retour maison travail, sans l’ouvrir chez moi), et distrayant.

Le livre idéal pour se remettre des vacances.

vendredi 29 août 2008

Une région qu’on aurait dit lacustre

En certaines occasions, assis aux terrasses ou autour d’une table cabaret sombre, le trio s’installait sans aucune raison dans un silence obstiné. Ils paraissaient soudain se pétrifier, oublier le temps et se tourner totalement vers l’intérieur, comme s’ils quittaient l’abîme de la vie quotidienne, l’abîme des gens, l’abîme de la conversation et décidaient de se pencher sur une région qu’on aurait dit lacustre, une région d’un romantisme tardif, où les frontières étaient chronométrées de crépuscule à crépuscule, dix, quinze, vingt minutes qui duraient une éternité, comme les minutes des condamnés à mort, comme les minutes des parturientes condamnés à mort qui comprennent que plus de temps n’est pas plus d’éternité et cependant désirent de toute leurs âmes plus de temps, et ces vagissements étaient les oiseaux qui traversaient de temps en temps et avec quelle sérénité le double paysage lacustre, pareils à des excroissances luxueuses ou des battements de coeur. Puis, bien sûr, ils revenaient du silence endoloris de crampe et se remettaient à parler d’inventions, de femmes, de philologie finnoise, de la construction de routes dans la géographie du Reich.

Roberto Bolanõ - 2666

mardi 26 août 2008

Le Paradis et l’Enfer selon Archimboldi

Ce soir-là, pendant qu’il travaillait à l’entrée du bar, il se mit à percevoir dans un temps à deux vitesses, le premier était très lent, et gens et objets se déplaçaient dans ce temps de manière imperceptible, l’autre était très rapide et tout, y compris les choses inertes, étincelait de vitesse. Le premier temps s’appelait Paradis, le second Enfer, et la seule chose qu’Archimboldi désirait était de ne jamais vivre dans aucun des deux.

Roberto Bolanõ - 2666

samedi 16 août 2008

Trois Fermiers s’en vont au Bal

Trois Fermiers s’en vont au Bal. Trois narrations, tour à tour, au travers vingt-sept chapitres, soit neuf chapitres pour chaque arc narratif.

Trois histoires à suivre en parallèle. La première, racontée à la première personne, nous décrit la naissance d’une obsession pour la photo d’Auguste Sanders, et les recherches qui s’en suivent. Tout en suivant sa quête, le narrateur livre pelle mêle diverses réflexions sur la première guerre mondiale, la technique, la photographie, et des figures de l’époque comme Sarah Bernhardt et Henry Ford.

La seconde histoire est celle de ces trois fermiers, de gauche à droite sur la photo: Hubert, Peter et Adolphe. Trois fermiers, trois destins liés à la guerre. Des histoires tragi-comiques, burlesques.

La dernière histoire est celle d’une autre obsession, celle de Peter Mays pour une rousse aperçue dans la foule d’un défilé. Ses recherches vont l’amener lui aussi vers Sarah Bernhardt, Henry Ford et la photo, naturellement.

Ces trois histoires sont ainsi liées entre elles, la photo qui donne son titre au livre constituant le noeud central, leur intersection. Malgré leurs quasi similitude les trois versions des destinées des trois personnages varient sur quelques détails, et ces légères incohérences [1] sont autant d’indices laissés par l’auteur que nous lisons non pas une fiction, mais au moins trois fictions, trois inventions, qui sont autant d’hommages à la photographie de Sanders.

Elle ne connaissait pas les jeunes gens photographiés, mais avait inventé, par nécessité, toute une histoire qui les reliait à elle via cette image docile. Après des années passées à essayer de monopoliser le cliché, elle avait dû finir par laisser la question de l’authenticité, non pas au photographe, ni même à la machine qui reproduit sans discrimination, mais à chaque spectateur qui fausse l’image dans la chambre noire de son imagination.

Ce roman est étonnant, stimulant et passionnant. Il s’agit du premier roman de Richard Powers, publié aux États-Unis en 1985, après plus de deux ans d’écriture, et traduit en France seulement en 2004! Depuis nous avons droits à une traduction tous les deux ans, ce qui est un peu plus rapide que l’intervalle de publication de chaque roman aux États-Unis. C’est peut-être frustrant mais au moins cela nous laisse le temps d’apprécier chaque oeuvre.

J’attends néanmoins avec impatience, et peut-être en vain, la traduction de Galatea 2.2, dans lequel Richard Powers décrit dans quel état il a écrit ce premier roman. Une mise en perspective supplémentaire et sûrement intéressante.

Notes

[1] Par exemple Peter Mays, supposé être le descendant de Peter, l’homme au centre de la photographie, possède les troubles caractéristiques des descendants d’Adolphe, le personnage de droite: «le besoin irrépressible de suivre les rousses perçues dans la foule»

dimanche 10 août 2008

Il n'avait pas l'air d'un enfant mais d'une algue

En 1920, Hans Reiter naquit. Il n'avait pas l'air d'un enfant mais d'une algue. [...] Il n'aimait pas la terre et encore moins les forêts. Il n'aimait pas non plus la mer ou ce que le commun des mortels appelle la mer, et qui en réalité est seulement la superficie de la mer, les vagues hérissées par le vent qui peu à peu se sont transformées en une métaphore de défaite et de folie. Ce qu'il aimait, c'était le fond de la mer, cette autre terre, pleine de plaines qui n'étaient pas des plaines, de vallées qui n'étaient pas des vallées, et de précipices qui n'étaient pas des précipices.

Roberto Bolanõ - 2666

jeudi 31 juillet 2008

Les joies de la montagne

Après six heures de marches dans la montagnes, la joie de se retrouver dans un petit village à 2000 m d'altitude, à moitié abandonné.

Fin de randonnée

À vue de nez le parking à triplé de capacité en deux ans. Trois grues étaient en activité dans le village lorsque nous l'avons traversé.

lundi 28 juillet 2008

Invités surprises

Un invité surprise

Un autre invité surprise, sur un chapeau

dimanche 27 juillet 2008

Tous ceux qu'elle connaissait vivaient de façon semblable

Pour elle, et peut-être pour de nombreuses autres personnes de sa génération, il semblait que l'avenir serait pire que le présent, que la "stabilité" était une chimère, et par conséquent que la bonne façon de vivre consistait à travailler correctement et discrètement, pour un salaire décent, sans pour autant renoncer aux fonds de retraite, en dépensant autant que faire se peut cette rénumération dans des sorties au cinéma, des restaurants, des vêtements "fun", de beaux meubles, une belle vue, et d'autres gâteries de ce genre. (Je ne veux pas être inspirée par le douleur, dit-elle à son amie Heidi. Je veux être inspirée par l'amour.) Si l'assiduité au travail de John signifiait peu pour elle, il en allait de même pour les quêtes intellectuelles ou spirituelles en tout genre. Ces dernières ne lui paraissaient pas accessibles, seulement sans intérêt. Les biens et les loisirs décoraient sa vie, et elle vivait en attendant la mort, ni heureuse, ni triste. Les sociétés de carte de crédit, les courtiers en prêts hypothécaires, les démarcheurs téléphoniques et les agences de voyage la sollicitaient continuellement. Elle ne les appréciait guère, mais ils satisfaisaient partiellement son désir inquiet d'être reconnue. De temps en temps, elle se servait de sa carte de crédit pou acheter des choses qu'elle ne pouvait pas vraiment se payer, et pendant le premier ou même le deuxième paiement la satisfaction qu'elle expérimentait était quasi sexuelle. Tous ceux qu'elle connaissait vivaient de façon semblable.

William T. Vollmann - La Famille Royale

vendredi 25 juillet 2008

Photos de vacances, moches

Il est difficile sur un écran de eeepc, avec sa faible résolution, de sélectionner les plus belles photos de vacances parmi plus de deux cents. En revanche les photos les plus moches sont plus faciles à choisir.

En attendant de me retrouver devant un écran plus approprié pour les belles photos, voici quelques exemples de mochetés que l'on peut croiser pendant une randonnée dans les Alpes, en été.

Un champs de visses: Champs de visses en plein montagne

Une visse: Une visse, cueillie dans la montagne

Un animal mort: Un squelette en métal, d'un animal mort

jeudi 17 juillet 2008

Le problème de la survie

Après avoir jeté un regard vers le dernier balcon, Mays conclut que la plupart des gens se rendaient au théâtre parce que cette activité satisfait à toutes les exigences de ce qu'en de lointaines époques on appelait des «hobbies»: elle était coûteuse, ne produisait rien d'utile, et permettait de tuer le temps. Le problème de la survie ne tenait plus à la dureté de l'existence, à sa brutalité et à sa brièveté. Aujourd'hui, la difficulté venait de ce que la vie était confortable, sinistre et longue.

Richard Powers , Trois fermiers s'en vont au bal

samedi 5 juillet 2008

D'un mois à l'autre

Curieux mois de juin sur ce carnet. Quatre articles écrits seulement, mais un nombre de visiteurs qui augmente sensiblement, passant de zéro ou un par jour à deux ou trois. Presque une explosion. Grâce à une écrivain imaginaire, ou peut-être pas, et au travail de Google, the bad boy.

Un seul livre de commenté, mais j'en ai lus plus que cela. Un dont il existe déjà une opinion à laquelle j'ai peu à rajouter. Et un autre que je ne commenterai pas tout de suite, si ce n'est pour signaler que depuis que j'ai entamé sa lecture je fais des listes partout, et que j'arrive enfin à revoir ou rappeler des amis que je risquais de perdre de vue. Enfin un dernier livre, très oubliable, et au sujet duquel je pourrais facilement dire un peu de mal. C'est rare, à cause du soin, maniaque, que je prends à choisir mes lectures, mais tous les livres qui arrivent chez moi ne passent pas par ce processus de sélection.

Quant au mois de juillet qui commence, et qui est déjà bien entamé, il s'annonce sous le signe des vacances. Tout est prêt, ou presque. Les livres à emporter ont soigneusement été choisis, excepté le livre de mathématiques pour lequel j'hésite encore. L'eeepc est préparé, lui aussi, pour recueillir les futurs articles du carnet.

Le rythme de ce blog risque donc d'être un peu ralenti, pendant un mois. Mais ce sera pour mieux reprendre dans les semaines d'après.

Le rythme de mes lectures, lui, a bien redémarré. Ce goût d'indifférence laissé par le précédent roman a été effacé par un Haruki Murikami. Une valeur sûre, dont il ne faut pas hésiter à acheter, ou voler, les oeuvres au hasard, surtout lorsqu'elles sortent en poche. La bonne humeur a été apportée par un roman Tom Sharpe. Un classique.

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