Le Carnet de Michaël

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mardi 24 février 2009

Je suis l’homme qui a vu l’ours ...

Un ours qui dort paisiblement ... qui dort

jeudi 19 février 2009

Le secret de Gossip Girl

Ce qui était au départ un compromis de couple a fini par devenir un petit plaisir simple. Délicieusement réac et profondément romantique, Gossip Girl est maintenant une série que je regarde au degré 1.5: dans une oscillante permanente entre le premier et le second degré.

Mais dernièrement j’ai découvert le vrai secret du charme de cette série: la voix de Gossip Girl est celle de Kristen Bell, ex Veronica Mars. Tout s’explique. .

mardi 17 février 2009

La question d’Alan Moore

Après un peu plus d’une semaine d’absence, un seul article pour commenter la semaine. Et pour changer un article «papier», dans le hors série consacré aux geeks de Technikart. Il s’agit d’un entretien d’Alan Moore. Extrait:

[...] (Les comics) rabâchent tous la même idée de la vacuité de la vie moderne dans la classe moyenne américaine. On ne peut qu’être d’accord avec eux, bien sûr, mais il y a des problèmes nettement plus importants dans le reste du monde. L’Amérique est un pays qui se sert avec disproportion des ressources mondiales. Ceux qui sont bien installés dans cette société pourraient faire mieux avec leur art. Nous sommes dans un siècle plutôt sérieux, des choses vont nous arriver et il va falloir que l’on s’en charge. Je ne pense pas qu’il soit très bon ni de se retirer au sein d’une fantaisie superhéroïque, ni dans une esthétique qui met en avant l’horreur des choses.

Le propos est un peu naïf. Le support de l’entretien (un journal papier, un espace limité, une approche 'buzz') a peut-être empêché un développement plus approfondi de ces idées. Néanmoins leur intérêt restent double.

Alan Moore jouit d’une aura et d’un prestige peu égalé dans le monde des comics et de la bande dessiné. La sortie du film adapté de son oeuvre Watchmen étant imminente, le grand public ne va pas tarder à faire plus ample connaissance avec ce personnage. Immanquablement il sera présenté comme celui a fait entrer les comics dans l’âge adulte.

Et voilà qu’au même moment il se détache de ce qu’est devenu son héritage. Non seulement il considère que son oeuvre n’a pas été comprise par ceux qui s’en réclament, mais il en veut à quasiment toute l’industrie du comics d’ignorer le monde qui vient.

Il est très facile de généraliser son propos. C’est là le deuxième intérêt de ce texte. La question que pose Alan Moore est la suivante: Est-il encore possible de se divertir, de se cultiver dans un monde au bord du chaos?

Lui même continuant à écrire, sa réponse doit être Oui, sous certaines conditions.

Ps: Arbitrairement, la sélection de liens devient une parution totalement aléatoire. C’est bien plus simple ainsi. J’aurais suivi une tendance pendant deux semaines. Presqu’un record.

lundi 2 février 2009

Les articles de la semaine

Du droit à la déconnexion

La déconnexion est-elle possible? Est-elle politique ou un acte privé? InternetActu, à l’aide de Pierre Mounier et de Danah Boyd, s’interroge. Êtes-vous capables de rester 24 heures, 48 heures, sans vous connecter? De quand date la dernière fois où vous êtes restés aussi longtemps non connectés?

Dans le monde physique, nous avons construit un certain nombre de remparts pour délimiter et construire notre vie privée. La propriété privée, la limitation des horaires de travail en sont des exemples. Ce n’est pas encore le cas avec les nouvelles technologies, d’autant plus que nous les maîtrisons encore assez mal

La question de la déconnexion revient à celle de l’articulation entre l’espace privé et l’espace public, explique Pierre Mounier. Les outils numériques augmentent l’espace public physique que nous connaissons et offre la possibilité de créer des espaces publics déconnectés de ceux que nous connaissons.

Participer à un espace public nous impose des normes, des règles de comportements, mais si on ne peut y résister ou y exister, on peut décider de s’en extraire ou de s’en exclure.

Aujourd’hui, force est de constater que cette déconnexion politique s’étiole au profit de la reformation de sous réseaux privés pour construire un “entre soi” sans revendication politique commune, à l’image des sites sociaux.

Du devenir de la recherche en France

La décrépitude annoncée: à lire pour comprendre ce qui arrive.

L’Ecologie Profonde

À découvrir dans ce texte, à l’occasion de la mort de son concepteur. Peut-on être traité de terroriste pour être d’accord avec cette philosophie? Oui, sûrement.

dimanche 25 janvier 2009

Les articles de la semaine

Pour une fois je vais suivre une tendance, et comme beaucoup d’autres sites, je vais partager à mon tour mes lectures les plus marquantes de la semaine.

Savons-nous encore lire?

Je n’avais pas encore lu le texte «Est-ce-que Google et Internet nous rendent idiots?» de Nicolas Carr, traduit et diffusé en français une première fois sur le site de Framasoft et repris par InternectActu cette semaine. Nicolas Carr pointe ce qui est sans aucun doute une évolution majeure de nos mentalités, de notre façon de penser et d’être.

Extraits:

Notre capacité à interpréter le texte, à réaliser les riches connexions mentales qui se produisent lorsque nous lisons profondément et sans distraction, reste largement inutilisée.

L’idée que nos esprits doivent fonctionner comme des machines traitant des données à haute vitesse n’est pas seulement inscrite dans les rouages d’Internet, c’est également le business-model qui domine le réseau.

Une lecture tranquille ou une réflexion lente et concentrée sont bien les dernières choses que ces compagnies désirent. C’est dans leur intérêt commercial de nous distraire.

Si nous perdons ces endroits calmes ou si nous les remplissons avec du “contenu”, nous allons sacrifier quelque chose d’important non seulement pour nous même, mais également pour notre culture.

Ce texte, un peu effrayant, a le mérite de poser de très bonnes questions, et d’interpeller le lecteur que je suis. Un bon test pour savoir ce texte vous concerne est d’essayer de le lire d’une seule traite.

Le futur de l’eau

Comment faire face aux futurs problèmes liés à l’eau (rareté, pureté et distribution) qui ne manqueront de surgir dans les années à venir? Voici une proposition sous la forme d’un nouveau paradigme s’appuyant sur deux bases:

  • la distinction «eau hygiénique», celle du robinet, et l’«eau à boire»;
  • la généralisation des toilette sèches.

Le terme de «paradigme» pour qualifier cette proposition est réellement adapté tant la solution demande une véritable révolution de notre façon de vivre. Elle semble à la fois très simple à mettre en oeuvre, d’un point de vue purement technique, mais aussi extrêmement difficile à faire adopter. Essayez donc de proposer des toilettes sèches dans votre immeuble :-)

Au passage ce texte nous apprend pas mal de choses sur le réseau actuel de distribution de l’eau. Extraits:

Pour le réseau d’assainissement comme pour le réseau d’eau potable, il n’existe pas de maintenance préventive ni de remplacement de conduite avant dégradation majeure. Si les collectivités locales ne peuvent pas réaliser un renouvellement préventif de ces réseaux, le risque pour que l’on arrive, à un horizon de 40 à 50 ans, en particulier pour l’assainissement, à une situation où l’ensemble des réseaux sera vétuste et déficient deviendra très élevé

Un français ne consomme au sens large que quelques centièmes du volume d’eau potable qui entre dans son habitation.

Si [...] tous les usagers restreignaient d’une façon ou d’une autre leur consommation d’eau du robinet, les réseaux d’alimentation en eau potable ne pourraient plus les alimenter en eau potable ! On se heurterait en effet très vite à un grave problème de contamination microbiologique car toute réduction significative des volumes consommés entrainerait une contamination systématique de l’eau potable à cause de la stagnation dans les tuyaux qui se trouveraient de fait surdimensionnés.

L’article à diffuser

Le texte au Journal Officiel, et son explication par Eolas. Que rajouter? Rien.

lundi 22 décembre 2008

Les Fusils

Les Fusils, de William T. Vollmann, est décrit par son auteur comme un rêve. C’est effectivement le meilleur moyen de l’aborder.

Il faut être prêt à entrer dans un rêve, avec ses incohérences, ses mélanges de personnages et d’époques qui se rencontrent et qui se croisent sans logique immédiate. S’il accepte cette structure décousue du roman, le lecteur pourra alors se laisser emporter pour un voyage dans le Grand Nord, dans le grand froid.

Vollmann reconstitue la dernière expédition de Sir John Franklin, partie à la recherche d’un passage pour rejoindre l’océan pacifique de l’Angleterre en passant au dessus du cercle polaire. Cette aventure finira par la disparition de tous ses participants, certainement morts de faim, de froid, et atteints de saturnisme. Dans ce roman, dans ce rêve donc, le personnage de John Franklin est identifié à Capitaine Subzéro, autre personnage, voyageur du vingtième siècle s’aventurant chez les inuits. Les deux partagent la même amante, Reepah, «une femme au coeur magnifique».

Le froid, la faim, la famine, la chasse, le cannibalisme, la survie à -30 degré (une température chaude), ce livre nous emmène dans des territoires inconnus, et extrêmes. Ses descriptions précises de paysages, d’étendues quasi désertiques que le soleil de nuit baigne de couleurs multiples, rendent attirantes ces régions.

Les Fusils est ainsi un livre étrange, qui éveille notre goût de l’aventure.

mercredi 10 décembre 2008

Validateurs dynamiques

Ce billet a été déplacé vers un nouveau site.

mardi 9 décembre 2008

Task, application, environnement et fichier app.yml dans Symfony

Ce billet a été déplacé vers un nouveau site.

mercredi 26 novembre 2008

The Host

Cela faisait plus deux ans que je voulais voir ce film, à cause des excellentes critiques qu’il avait reçues. J’ai enfin pu réaliser ce souhait ce week-end.

Et ça n’a pas manqué, j’ai été touché par sa poésie et sa grâce. Son atmosphère sonore est aussi particulièrement travaillée. Comme la plupart des grandes oeuvres, ce film se laisse difficilement classer dans une catégorie ou dans un genre: film de monstre, film sur la famille, film politique, film écologique, et même film comique et burlesque par certaines scènes, The Host est tout cela à la fois et beaucoup plus.

Du grand cinéma, qui donne envie de découvrir les autre oeuvres de son auteur Bong Joon-ho,

jeudi 6 novembre 2008

Un nouveau commerce à Chaville

La plus proche librairie est à 1,4 kilomètre de chez moi. Au lieu de me plaindre, je devrais me réjouir du nouveau commerce qui vient d’ouvrir à seulement quelques dizaines de mètres de mon immeuble.

Centre de Beauté pour Véhicules

jeudi 30 octobre 2008

Week end à Cry sur Armançon

Écluse sur le Canal de Bourgogne.

Reflet du soleil dans le Canal de Bourgogne

Une rivière affluente au Canal de Bourgogne

mardi 21 octobre 2008

Le bonheur à deux

Le bonheur à deux exige une qualité très rare d’ignorance, d’incompréhension réciproque, pour que l’image merveilleuse que chacun avait inventée de l’autre demeure intacte, comme aux premiers instants.

Romain Gary - Charge d’âme

jeudi 16 octobre 2008

How do you do

Parfois les limites du User generated content sont vite atteintes. Par exemple, la bonne traduction de «How do you do?» sur Yahoo Answer n’est pas celle qui a été «élue». Il faut lire les commentaires, pour deviner que la traduction correcte est «Enchanté de faire votre connaissance». Un lecteur pressé continuera à se tromper.

Ci après la preuve par le papier, issue de La grammaire anglaise de l'étudiant. How do you do

Profitons en tant qu’il y a encore des livres.

lundi 13 octobre 2008

Google, RMS, et ma bibliothèque

Au moment où j’arrête enfin d’utiliser mes comptes gmail pour mon courrier personnel, afin d’être cohérent avec le reste de mes agissements, RMS, le fondateur du logiciel livre, rappelle que l’utilisation de tels services est "stupid". Merci pour moi.

Sa critique porte, entre autres, sur la dépendance et donc l’atteinte aux libertés qu’impliquent l’utilisation de ces services. Or il est possible, même avec gmail, de garder ses données chez soit, en backup. Mais les problèmes de vie privée demeurent.

Coïncidence, au même moment je commence à utiliser un nouveau service, anobii, pour recenser mes dernières lectures. À chaque utilisation d’applications de type web 2.0, qui fonctionne suivant le principe des réseaux sociaux, il faut prendre conscience des informations personnelles que l’on diffuse, et de la dépendance où l’on se place.

Dans le cas présent, la diffusion de quelques unes de mes lectures ne me pose aucun problème. Cela complète ce que j’écris dans ce carnet. De plus une telle liste peut s’avérer utile pour la fin de l’année.

mercredi 24 septembre 2008

Un vieux croûton

J’aurais beaucoup aimé acheter la eeeBox, afin d’en faire le boîtier multimédia qui me manque depuis des années. Cette machine a pour elle beaucoup d’atouts:

  • un prix plus que raisonnable de 220 €;
  • une taille discrète, et un design élégant;
  • silencieuse;
  • une sortie DVI, indispensable pour lire des vidéos sur un écran plat.

Hélas Asus ne vend cette machine qu’avec le système Windows. Après avoir attendu des semaines une annonce quelconque sur la version GNU/Linux de la eeeBox, j’ai laissé tombé.

Je me suis acheté d’occasion un vieux Mac Mini de 2005. Au même prix, mais en beaucoup plus lent et avec un quart de la Ram par rapport à la boîte d’Asus, avec toutefois un lecteur DVD en plus. Pour le moment ce vieux croûton de Mac Mini s’est bien adapté à son passage au libre, et remplit très bien sa fonction.

lundi 22 septembre 2008

Il n’avait plus, comme autrefois

Il n’avait plus, comme autrefois, de ces mots si doux qui la faisait pleurer, ni des ces véhémentes caresses qui la rendaient folle; si bien que leur grand amour, où elle vivait plongée, parut se diminuer sous elle, comme l’eau d’une fleuve qui s’absorberait dans son lit, et elle aperçut la vase.

Flaubert - Madame Bovary

mercredi 10 septembre 2008

Le raffinement de l’information

Non, rien à faire, je ne m’y fais pas. Ce que je fais n’a aucun sens. Je découvre un bon restaurant, je le présente à tout le monde dans un magazine. Allez à tel endroit, choisissez tel plat. Mais faudrait-il que les gens se déplacent exprès pour ça? Ils n’ont qu’à goûter eux même et choisir ce qui leur plaît. Non? Pourquoi faut-il dire aux gens ce qu’ils doivent manger? Pourquoi faut-il leur apprendre même la façon de lire un menu et de choisir leur plat? Et en plus, dès qu’un restaurant est rendu célèbre par un article dans les journaux, la qualité de la cuisine et du service se met à baisser. C’est le cas pour neuf établissements sur dix. L’équilibre de l’offre et de la demande est détruit. À cause de gens comme moi. On découvre quelque chose et après on le détruit systématiquement. On trouve quelque chose d’immaculé et on le rend plein de tâches. Les gens appellent ça de l’information. On passe au peigne fin tous les espace de la vie et de l’intimité des gens, et on appelle ça le raffinement de l’information. Ce genre de choses me dégoûte au plus haut point, alors que je le fais moi même.

Haruki Murakami - Danse, danse, danse

mardi 9 septembre 2008

2666

Cet énorme pavé, de plus de mille pages, aurait pu être publié sous la forme de cinq livres autonomes, ainsi que l’aurait souhaité l’auteur avant sa mort. De fait chaque chapitre raconte sa propre histoire, indépendante des autres. Cependant, des thèmes et des personnages communs, ainsi bien évidemment la ville de Santa Teresa, le lieu où finit chaque histoire quand elle n’y commence pas, tissent des liens entre les différents chapitres. Cette ville est la transposition de la ville de Ciudad Juárez, située au nord du Mexique, proche de la frontière étasunienne. Ciudad Juárez est tristement célèbre pour les centaines de meurtres de femmes qui ont eu lieu depuis 1993, meurtres restés impunis.

L’éditeur et le légataire littéraire de l’auteur, Roberto Bolaño, ont finalement décidé de publier les cinq livres ensemble. Ce qui est plutôt une bonne chose, sauf si vous devez transporter l’encombrant pavé résultant un peu trop souvent. Heureusement pour moi, je l’ai lu en vacances et je n’ai pas eu à le déplacer dans les transports en commun, contrairement aux livres du reste de l’année.

Les cinq histoires de l’ouvrage n’ont pas toutes la même ampleur. La deuxième et la troisième paraissent bien anecdotiques en regard des trois autres.

Le premier livre, “La partie des critiques”, raconte avec légèreté les amours et la passion de quatre universitaires pour un mystérieux écrivain allemand Benno von Archimboldi. En poursuivant cet écrivain, qui n’a pas été aperçu depuis des dizaines d’années, trois d’entre eux se retrouvent dans la ville de Santa Teresa. À partir de ce moment l’histoire bascule. La ville, sa chaleur, sa pollution et ses crimes, les étouffent et les plongent dans un sentiment d’irréalité qui atteint aussi le lecteur. Lorsqu’ils ne restent plus que deux à continuer leur séjour, tout en ayant abandonné leur quête de l’écrivain, le temps et l’histoire se suspendent.

Le deuxième livre raconte la vie d’un philosophe, entr’aperçu dans la première histoire, venu vivre à Santa Teresa. Le troisième livre est consacré à un journaliste venu suivre un match de box, toujours dans la même ville. Cette intrigue s’intégrera dans la trame du roman lorsque le journaliste rencontrera de la fille du philosophe.

Le quatrième livre constitue le coeur de l’ouvrage. Il est constitué principalement d’une énumération chronologique de toutes les femmes retrouvées mortes, de leurs apparences et des conditions dans lesquelles chaque corps a été signalé à la police. D’un style froid comme un rapport de police, la succession des paragraphes courts n’est pas sans rappeler certains romans de James Ellroy. Cette énumération morbide est entrecoupée par des digressions autour de personnages secondaires. Alors que chaque description de femme morte occupe généralement un seul et court paragraphe, d’une page environ, ces histoires en marge de la trame principale sont l’occasion pour Bolaño d’écrire de véritables petites nouvelles. Telle est l’histoire de la voyante Florita Almada dont la narration s'étend sur 12 pages, depuis son enfance jusqu’à son irruption dans le récit principal.

Le dernier chapitre raconte la vie de celui qui deviendra l’écrivain Benno von Archimboldi. La rupture de ton avec le chapitre précédent est radicale, ce chapitre étant le plus poétique du livre, voire le plus onirique. Né Hans Reiter, le futur écrivain aura une vie mouvementée, combattant pendant la seconde guerre, non pas avec courage mais avec désinvolture, puis multipliant les petits métiers pour survivre et pour parcourir l’Europe. Là encore Bolaño multiplie les intrigues secondaires, les récits dans le récit, les retours en arrière. Ce foisonnement d’histoires est un véritable plaisir pour le lecteur qui, en plus, a le sentiment d’entrer dans un monde secret en découvrant enfin le sujet principal du premier chapitre, resté caché jusqu’alors.

Dans une intrigue annexe consacrée à la soeur de Hans Reiter, Les dernières pages du livre expliquent la présence de l’écrivain à Santa Teresa. C’est alors que l’histoire reste suspendue dans le vide, inachevée. Les crimes restent sans aucune explication, aucun mystère n’est résolu, et la fin de l’histoire de Benno von Archimboldi nous restera inconnue.

Ce n’est pas la frustration qui s'empare du lecteur à ce moment là, mais plutôt le sentiment que, quelque part dans les pages précédentes, des indices ont été semés, une clé a été cachée. Une clé qui permet de tout expliquer: la laideur de Santa Teresa, les crimes abominables, le génie d’Archiboldi. Une clé pour comprendre l’âme humaine, capable de ces crimes comme de cette oeuvre.

La première chose que l’on désire en terminant ce livre, c’est de le recommencer depuis le début.

vendredi 5 septembre 2008

Fourre tout

Quelques liens de choses à lire:

lundi 1 septembre 2008

Un livre moyen

Après un été à lire des chefs d’oeuvre de la littérature comme Trois Fermier s’en vont au bal, 2666, dont je reparlerai bientôt, ou bien des livres, comme ceux de Haruki Murakami, dont l’histoire est tellement belle qu’on ne voudrait jamais en finir la lecture, lire un livre seulement moyen est reposant. C’est ce que je viens de faire en lisant le dernier Nothomb, une lecture traditionnelle de rentrée pour moi depuis sept ans.

Enfin un livre pour lequel je n’ai pas besoin de chercher pendant des heures un superlatif pour en parler sur ce blog. Le Fait du prince est un livre moyen, ordinaire, normal. Agréable à lire, il se lit juste un peu trop vite (deux aller-retour maison travail, sans l’ouvrir chez moi), et distrayant.

Le livre idéal pour se remettre des vacances.

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