Le Carnet de Michaël

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samedi 25 avril 2009

Le claquement de la cravache et du fouet

D’où vient le mot Flic ? Il vient du claquement de la cravache et du fouet, et par extension il est donné à celui qui use de la cravache et du fouet, c’est à dire qui use de la force sans qu’il ait à en répondre devant qui ce soit, celui qui jouit, en un mot, d’impunité.

Roberto Bolanõ - Le policier des souris dans Le Gaucho Insupportable

lundi 20 avril 2009

À portée de main

Des choses sont là, à portée de main, dont j’ignore tout mais que j’aimerais peut-être, et qui m’attendent sans doute. Même si je me trompe. Le plaisir violent d’une nouvelle arrivée. Une belle lumière dans un restaurant qui vous plaît particulièrement. Un chauffeur de taxi qui a une vie intéressante à raconter. La voix fortuite et chantante d’une inconnue, que vous pouvez écouter dans un bar où vous entrez pour la première fois, à une heure où vous auriez normalement été seul. Tout cela vous attend. Qu’espérer de mieux ? De plus mystérieux ? De plus désirable ? Rien. Strictement rien.

Richard Ford - Un week-end dans le Michigan

dimanche 5 avril 2009

Si vous me promettez de ne pas parler de politique

Maintenant que la loi Hadopi a été votée, il est temps de passer à autre chose. Certes Hadopi est une loi absurde, coûteuse, inapplicable, juridiquement mal conçue. Elle n’est qu’une borne, en forme de pierre tombale, sur la route qui mène à la disparition des majors du disque.

Pendant qu’Hadopi occupait la bande passante et les esprits, un combat contre une loi déjà votée depuis longtemps se poursuivait. Ce combat contre la LRU continue encore, et il me semble qu’en parler est devenu plus important. Laissons mourir Hadopi, et attaquons nous à la LRU.

La lutte est engagée depuis plus deux mois. C’est une lutte qui implique des confrontations physiques, et des formes nouvelles et originales de résistances. La Ronde Infinie des Obstinés est sans doute la réponse la plus artistique et poétique. Les cours alternatifs est une autre forme de réponse.

Donner ses cours dans des espaces publics est un moyen pour les professeurs de conserver l’intérêt des étudiants, de partager ses connaissance avec un public plus large, tout en manifestant son désaccord. C’était l’intention de [Claude-Marie Vadrot| http://horreurecologique.blogspot.com/|fr] lorsqu’il a donné rendez-vous à ces étudiants le mardi 31 mars au Jardin des Plantes, pour un cours sur la biodiversité et l'histoire du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Manque de bol, l’accès lui a été refusé. Son parcours militant a effrayé la direction du Muséum avertie de sa venue et lui a envoyé des vigiles armés de bombes lacrymogènes. M Vadrot n’a pu rentrer dans le Jardin des Plantes, qu’après avoir gentiment promis de «ne pas parler politique [à ses] étudiants».

lundi 30 mars 2009

Cygne noir, paon et autre volatile

Un cygne noir: Un cygne noir

Un paon: Un paon

Et un autre volatile: Un autre volatile

mercredi 25 mars 2009

L’organisation naturelle de projets

Malgré son titre français ridicule, le livre «S’organiser pour réussir» gagne à être lu. Parmi les concepts décrits dans cet ouvrage, celui d’organisation naturelle des projets synthétise la philosophie de l’auteur.

Cette méthode d’organisation se veut simple. Elle n’entend pas se substituer à des méthodes plus formelles issues de l’ingénierie. Il s’agit plutôt d’une méthode complémentaire, qui peut être utilisée au quotidien. Elle est adaptée aussi bien aux projets professionnels qu’à des projets privés ou modestes comme l’organisation d’un dîner.

La méthode est qualifiée de naturelle par David Allen parce qu’elle reproduit les cinq phases de notre cerveau lorsqu’il s’organise. Ou plutôt lorsqu’il organise pour nous, à notre place. Ces étapes sont les suivantes :

  1. Définition du pourquoi, et des principes;
  2. Visualisation du résultat;
  3. Génération des idées en vrac (Brainstorming);
  4. Classement et organisation des idées;
  5. Liste des premières actions.

L’intention et les principes

La première phase consiste à répondre à la simple question du «pourquoi» du projet. Cela permet d’expliciter l’objet du projet, et de créer la motivation qui nous animera pendant sa mise en oeuvre.

C’est en répondant à cette question que nous serons capable de :

  • définir le succès du projet;
  • prendre des décisions;
  • décider des ressources à utiliser;
  • être motivé;
  • avoir une vision d’ensemble;
  • élargir les options possibles.

Après avoir explicité l’intention, l’objectif exact du projet, il est nécessaire de prendre conscience des principes que l’on souhaite respecter pour atteindre cet objectif. Ces principes sont les conditions que l’on se pose : «Je ferai tout pour réussir ce projet à condition que…». Cette étape explicite les limites dans lesquelles nous travaillerons.

La visualisation

La deuxième phase est essentielle. Elle consiste visualiser mentalement le projet réalisé. Pour cela il faut :#

  1. se projeter dans le futur, après l’achèvement complet du projet;
  2. visualiser le projet achevé et réussi totalement, dans tous ses aspects;
  3. noter précisément la situation nouvelle, apportée par cette réussite.

Cette étape nous permet de savoir exactement où l’on veut aller, ce que l’on veut atteindre.

Les idées : Tempête dans un cerveau

Une fois que l’on sait où aller, et pourquoi, il faut définir comment. C’est à la troisième étape, celle du brainstorming, du jaillissement des idées, que commence la définition du «comment».

Le procédé est simple: il faut noter en vrac, sans sélection, toutes les idées qui nous viennent à l’esprit. Et de continuer tant que de nouvelles idées arrivent.

Cette étape peut être optimisée par l’utilisation d’outils de cartes heuristiques.

Le plan : De l’ordre après la tempête

L’étape d’après répond à la question : «quel est le plan ?»

Une fois que le cerveau a bien chauffé, que votre espace de travail est rempli de feuilles, de post-it et d’enveloppes griffonnées, il est tant d’organiser toutes ces idées. Il faut donc les rassembler, les classer par catégories, par relation de dépendances, par séquences, par priorités, etc.

L’organisation des premières idées permet généralement d’en trouver des nouvelles, qui les vont compléter, les détailler.

Les actions : Du simple, du concret

La dernière étape consiste à définir les premières actions. Elle est, avec le deuxième étape, celle de la visualisation du résultat, l’une des clés de cette méthode.

Pour chaque domaine défini précédemment, pour chaque point du plan, il faut décrire, précisément, quelle est la prochaine action concrète qui doit être réalisée. Il faut parfois aussi décider qui va la réaliser. C’est en rendant explicite chaque prochaine action que le projet va être mis en mouvement. Leur existence est la garantie de son avancement.

Les points clés

Sa simplicité nécessite de revenir sur les deux pivots autour desquels s’articule la méthode naturelle d’organisation des projets. La visualisation du résultat est le premier pivot. Outre qu’elle permet d’expliciter l’objectif à réaliser, elle déclenche un processus cognitif qui garantit la concentration de notre cerveau sur cet objectif.

Quant aux prochaines actions, elles apportent elles aussi la garantie d’un avancement concret. Leurs désignations matérialisent le passage de l’état de projet en projet à celui de projet qui a démarré. Elles apportent clarté, responsabilité et tranquillité de l’esprit. Tout cela pour une décision qui, le plus souvent, peut se prendre en cinq minutes, ou moins.

mercredi 11 mars 2009

Into the wild

Qu’est-ce qui pousse un jeune homme, à l’avenir prometteur, à prendre la route, à couper les liens avec sa famille, à choisir une vie simple et frugale, abandonnant sa voiture, et tout son argent, plusieurs fois, à vouloir vivre au plus près de la nature au point de s’isoler quatre mois en Alaska, et d’y trouver la mort? Telles sont quelques unes des questions auxquelles tente de répondre le livre de Krakauer.

Bien que datant de 1992, ce drame est à la fois étonnamment moderne, et universel. Les aspirations de Christopher McCandless, son rejet de la société de la consommation, qu’il juge absurde et dangereuse pour l’humanité, semblent sorties d’un manifeste de la Décroissance. Mais leurs fondements, ses inspirations, sont un peu différents et plus anciens.

Alex était un lecteur assidu de Tolstoï, Thoreau, et Jack London. Leurs écrits ont eu une influence majeure sur sa perception du monde. Le voyage d’Alex n’est finalement qu’une tentative de vivre en accord avec les principes forgés par ses lectures. Lui même a marqué beaucoup des personnes qu’il a croisé, comme Ronald Franz cet homme de 80 ans qu’il a convaincu de quitter son appartement. Son chemin a aussi croisé celui de plusieurs communautés, de vagabonds et de personnage vivant en marge. Ce livre est ainsi l’occasion de croiser une autre Amérique: celle des communautés hippis, ou ce qu’il en reste trente ans après leur début, celle de la route, des auto-stoppeurs, des hobos.

La personnalité de Christopher McCandless est marquante. Elle recèle un désir d’absolu, de pureté typiquement adolescent. Il est rare de voir ces désirs mis en oeuvre avec autant de force et de conviction. Si on accepte l’interprétation de Jon Krakauer, le jeune homme a été au bout de son expérience d’isolement dans la nature pour conclure que «le bonheur n’est vrai que s’il est partagé.» Ce changement de philosophie est une leçon de vie.

mardi 10 mars 2009

Modification de dates exif en ligne de commande

Parfois, après une recharge totale de la batterie de mon appareil photo, la date n’est plus à jour. Généralement je la corrige correctement, mais dernièrement je me suis trompé d’exactement deux mois. Je m’en suis rendu compte une fois les photos téléchargées sur mon ordinateur. Heureusement, après quelques recherches, le problèmes s’est résolu en deux lignes de commandes:

$ sudo aptitude install libimage-exiftool-perl
$ exiftool  -AllDates+='0:2:0 0' *

La première commande installe le programme exiftool, disponible dans un paquet préfixé par 'lib'. La seconde avance de deux mois les dates exif de toutes les images du répertoire courant. Il existe de nombreuses manipulations de tag possibles avec exiftool, et celles concernant les dates sont bien documentées.

lundi 9 mars 2009

Avec toutes sortes de belles idées

Ils se droguaient avec toutes sortes de belles idées qu’ils se faisaient d’eux-mêmes et de leur talent, des hommes et de leur puissance, de ce qu’ils appelaient leur civilisation, leurs maisons de la culture, avec le matériel des surplus américains qui couvrait déjà toute la terre et qu’ils envoyaient maintenant tourner autour de la lune, à la recherche d’endroits toujours nouveaux où ils pourraient déverser leurs ordures.

Romain Gary. Les mangeurs d’étoiles

vendredi 6 mars 2009

Savon

Les Simbas mangeaient leurs prisonniers blancs et noirs après les avoir torturés. Les Allemands les transformaient en savon. La différence entre les Simbas barbares et les Allemands civilisés était tout entière dans ce savon. Ce besoin de propreté, c’est la culture.

Romain Gary. Les mangeurs d’étoiles

dimanche 1 mars 2009

Faut que tu sortes de l’enfance

- Faut que tu sortes de l’enfance, dit-elle enfin. C’est tout. Mon petit gars pas verni, mon petit gars à moi, il ne t’est jamais venu à l’idée que nous aussi, on fait notre numéro? On est plus vieilles que vous, on a vécu à l’intérieur de vous, autrefois: la cinquième côte, la plus proche du coeur. Nous avons su tout ce qu’il y avait à savoir, à ce moment là. Depuis, ça a été notre jeu de nourrir ce coeur, que tous vous croyez creux, alors que nous, on sait qu’il n’en est rien. Et en plus vous vivez en nous pendant neuf mois, et chaque fois aussi que vous avez envie de retourner d’où vous venez.

Thomas Pynchon, V.

mardi 24 février 2009

Je suis l’homme qui a vu l’ours ...

Un ours qui dort paisiblement ... qui dort

jeudi 19 février 2009

Le secret de Gossip Girl

Ce qui était au départ un compromis de couple a fini par devenir un petit plaisir simple. Délicieusement réac et profondément romantique, Gossip Girl est maintenant une série que je regarde au degré 1.5: dans une oscillante permanente entre le premier et le second degré.

Mais dernièrement j’ai découvert le vrai secret du charme de cette série: la voix de Gossip Girl est celle de Kristen Bell, ex Veronica Mars. Tout s’explique. .

mardi 17 février 2009

La question d’Alan Moore

Après un peu plus d’une semaine d’absence, un seul article pour commenter la semaine. Et pour changer un article «papier», dans le hors série consacré aux geeks de Technikart. Il s’agit d’un entretien d’Alan Moore. Extrait:

[...] (Les comics) rabâchent tous la même idée de la vacuité de la vie moderne dans la classe moyenne américaine. On ne peut qu’être d’accord avec eux, bien sûr, mais il y a des problèmes nettement plus importants dans le reste du monde. L’Amérique est un pays qui se sert avec disproportion des ressources mondiales. Ceux qui sont bien installés dans cette société pourraient faire mieux avec leur art. Nous sommes dans un siècle plutôt sérieux, des choses vont nous arriver et il va falloir que l’on s’en charge. Je ne pense pas qu’il soit très bon ni de se retirer au sein d’une fantaisie superhéroïque, ni dans une esthétique qui met en avant l’horreur des choses.

Le propos est un peu naïf. Le support de l’entretien (un journal papier, un espace limité, une approche 'buzz') a peut-être empêché un développement plus approfondi de ces idées. Néanmoins leur intérêt restent double.

Alan Moore jouit d’une aura et d’un prestige peu égalé dans le monde des comics et de la bande dessiné. La sortie du film adapté de son oeuvre Watchmen étant imminente, le grand public ne va pas tarder à faire plus ample connaissance avec ce personnage. Immanquablement il sera présenté comme celui a fait entrer les comics dans l’âge adulte.

Et voilà qu’au même moment il se détache de ce qu’est devenu son héritage. Non seulement il considère que son oeuvre n’a pas été comprise par ceux qui s’en réclament, mais il en veut à quasiment toute l’industrie du comics d’ignorer le monde qui vient.

Il est très facile de généraliser son propos. C’est là le deuxième intérêt de ce texte. La question que pose Alan Moore est la suivante: Est-il encore possible de se divertir, de se cultiver dans un monde au bord du chaos?

Lui même continuant à écrire, sa réponse doit être Oui, sous certaines conditions.

Ps: Arbitrairement, la sélection de liens devient une parution totalement aléatoire. C’est bien plus simple ainsi. J’aurais suivi une tendance pendant deux semaines. Presqu’un record.

lundi 2 février 2009

Les articles de la semaine

Du droit à la déconnexion

La déconnexion est-elle possible? Est-elle politique ou un acte privé? InternetActu, à l’aide de Pierre Mounier et de Danah Boyd, s’interroge. Êtes-vous capables de rester 24 heures, 48 heures, sans vous connecter? De quand date la dernière fois où vous êtes restés aussi longtemps non connectés?

Dans le monde physique, nous avons construit un certain nombre de remparts pour délimiter et construire notre vie privée. La propriété privée, la limitation des horaires de travail en sont des exemples. Ce n’est pas encore le cas avec les nouvelles technologies, d’autant plus que nous les maîtrisons encore assez mal

La question de la déconnexion revient à celle de l’articulation entre l’espace privé et l’espace public, explique Pierre Mounier. Les outils numériques augmentent l’espace public physique que nous connaissons et offre la possibilité de créer des espaces publics déconnectés de ceux que nous connaissons.

Participer à un espace public nous impose des normes, des règles de comportements, mais si on ne peut y résister ou y exister, on peut décider de s’en extraire ou de s’en exclure.

Aujourd’hui, force est de constater que cette déconnexion politique s’étiole au profit de la reformation de sous réseaux privés pour construire un “entre soi” sans revendication politique commune, à l’image des sites sociaux.

Du devenir de la recherche en France

La décrépitude annoncée: à lire pour comprendre ce qui arrive.

L’Ecologie Profonde

À découvrir dans ce texte, à l’occasion de la mort de son concepteur. Peut-on être traité de terroriste pour être d’accord avec cette philosophie? Oui, sûrement.

dimanche 25 janvier 2009

Les articles de la semaine

Pour une fois je vais suivre une tendance, et comme beaucoup d’autres sites, je vais partager à mon tour mes lectures les plus marquantes de la semaine.

Savons-nous encore lire?

Je n’avais pas encore lu le texte «Est-ce-que Google et Internet nous rendent idiots?» de Nicolas Carr, traduit et diffusé en français une première fois sur le site de Framasoft et repris par InternectActu cette semaine. Nicolas Carr pointe ce qui est sans aucun doute une évolution majeure de nos mentalités, de notre façon de penser et d’être.

Extraits:

Notre capacité à interpréter le texte, à réaliser les riches connexions mentales qui se produisent lorsque nous lisons profondément et sans distraction, reste largement inutilisée.

L’idée que nos esprits doivent fonctionner comme des machines traitant des données à haute vitesse n’est pas seulement inscrite dans les rouages d’Internet, c’est également le business-model qui domine le réseau.

Une lecture tranquille ou une réflexion lente et concentrée sont bien les dernières choses que ces compagnies désirent. C’est dans leur intérêt commercial de nous distraire.

Si nous perdons ces endroits calmes ou si nous les remplissons avec du “contenu”, nous allons sacrifier quelque chose d’important non seulement pour nous même, mais également pour notre culture.

Ce texte, un peu effrayant, a le mérite de poser de très bonnes questions, et d’interpeller le lecteur que je suis. Un bon test pour savoir ce texte vous concerne est d’essayer de le lire d’une seule traite.

Le futur de l’eau

Comment faire face aux futurs problèmes liés à l’eau (rareté, pureté et distribution) qui ne manqueront de surgir dans les années à venir? Voici une proposition sous la forme d’un nouveau paradigme s’appuyant sur deux bases:

  • la distinction «eau hygiénique», celle du robinet, et l’«eau à boire»;
  • la généralisation des toilette sèches.

Le terme de «paradigme» pour qualifier cette proposition est réellement adapté tant la solution demande une véritable révolution de notre façon de vivre. Elle semble à la fois très simple à mettre en oeuvre, d’un point de vue purement technique, mais aussi extrêmement difficile à faire adopter. Essayez donc de proposer des toilettes sèches dans votre immeuble :-)

Au passage ce texte nous apprend pas mal de choses sur le réseau actuel de distribution de l’eau. Extraits:

Pour le réseau d’assainissement comme pour le réseau d’eau potable, il n’existe pas de maintenance préventive ni de remplacement de conduite avant dégradation majeure. Si les collectivités locales ne peuvent pas réaliser un renouvellement préventif de ces réseaux, le risque pour que l’on arrive, à un horizon de 40 à 50 ans, en particulier pour l’assainissement, à une situation où l’ensemble des réseaux sera vétuste et déficient deviendra très élevé

Un français ne consomme au sens large que quelques centièmes du volume d’eau potable qui entre dans son habitation.

Si [...] tous les usagers restreignaient d’une façon ou d’une autre leur consommation d’eau du robinet, les réseaux d’alimentation en eau potable ne pourraient plus les alimenter en eau potable ! On se heurterait en effet très vite à un grave problème de contamination microbiologique car toute réduction significative des volumes consommés entrainerait une contamination systématique de l’eau potable à cause de la stagnation dans les tuyaux qui se trouveraient de fait surdimensionnés.

L’article à diffuser

Le texte au Journal Officiel, et son explication par Eolas. Que rajouter? Rien.

lundi 22 décembre 2008

Les Fusils

Les Fusils, de William T. Vollmann, est décrit par son auteur comme un rêve. C’est effectivement le meilleur moyen de l’aborder.

Il faut être prêt à entrer dans un rêve, avec ses incohérences, ses mélanges de personnages et d’époques qui se rencontrent et qui se croisent sans logique immédiate. S’il accepte cette structure décousue du roman, le lecteur pourra alors se laisser emporter pour un voyage dans le Grand Nord, dans le grand froid.

Vollmann reconstitue la dernière expédition de Sir John Franklin, partie à la recherche d’un passage pour rejoindre l’océan pacifique de l’Angleterre en passant au dessus du cercle polaire. Cette aventure finira par la disparition de tous ses participants, certainement morts de faim, de froid, et atteints de saturnisme. Dans ce roman, dans ce rêve donc, le personnage de John Franklin est identifié à Capitaine Subzéro, autre personnage, voyageur du vingtième siècle s’aventurant chez les inuits. Les deux partagent la même amante, Reepah, «une femme au coeur magnifique».

Le froid, la faim, la famine, la chasse, le cannibalisme, la survie à -30 degré (une température chaude), ce livre nous emmène dans des territoires inconnus, et extrêmes. Ses descriptions précises de paysages, d’étendues quasi désertiques que le soleil de nuit baigne de couleurs multiples, rendent attirantes ces régions.

Les Fusils est ainsi un livre étrange, qui éveille notre goût de l’aventure.

mercredi 10 décembre 2008

Validateurs dynamiques

Ce billet a été déplacé vers un nouveau site.

mardi 9 décembre 2008

Task, application, environnement et fichier app.yml dans Symfony

Ce billet a été déplacé vers un nouveau site.

mercredi 26 novembre 2008

The Host

Cela faisait plus deux ans que je voulais voir ce film, à cause des excellentes critiques qu’il avait reçues. J’ai enfin pu réaliser ce souhait ce week-end.

Et ça n’a pas manqué, j’ai été touché par sa poésie et sa grâce. Son atmosphère sonore est aussi particulièrement travaillée. Comme la plupart des grandes oeuvres, ce film se laisse difficilement classer dans une catégorie ou dans un genre: film de monstre, film sur la famille, film politique, film écologique, et même film comique et burlesque par certaines scènes, The Host est tout cela à la fois et beaucoup plus.

Du grand cinéma, qui donne envie de découvrir les autre oeuvres de son auteur Bong Joon-ho,

jeudi 6 novembre 2008

Un nouveau commerce à Chaville

La plus proche librairie est à 1,4 kilomètre de chez moi. Au lieu de me plaindre, je devrais me réjouir du nouveau commerce qui vient d’ouvrir à seulement quelques dizaines de mètres de mon immeuble.

Centre de Beauté pour Véhicules

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