Le Carnet de Michaël

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Société et Politique

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jeudi 28 mai 2009

Le Figaro revisited

Original

Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice, qui peut placer des caméras et des micros partout, n'avait aucun droit d'accès aux ordinateurs, sanctuarisés par un vide juridique. Certes, elle pouvait exiger des informations auprès des fournisseurs d'accès à Internet. Mais le résultat était parfois aléatoire. Surtout, elle ne pouvait pas capter les conversations des trafiquants qui communiquent désormais via leur ordinateur grâce au protocole du logiciel Skype, entièrement crypté.

(Source)

Variation Première

Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice, qui peut placer des caméras et des micros partout, n'avait aucun droit d'accès aux dessous de couette, sanctuarisées par un vide juridique. Certes, elle pouvait exiger des informations auprès des voisins. Mais le résultat était parfois aléatoire. Surtout, elle ne pouvait pas capter les conversations qui se chuchotaient à voix basse sous les draps.

Variation Seconde

Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice, qui peut placer des caméras et des micros partout, n'avait aucun droit d'accès aux cerveaux, sanctuarisés par un vide juridique. Certes, elle pouvait exiger des informations auprès de leurs propriétaires. Mais le résultat était parfois aléatoire. Surtout, elle ne pouvait pas capter les conversations intérieures des individus entièrement silencieuses.

mardi 12 mai 2009

Au pas, au pas, au pas: Jean-Jacques Guillet et la loi Hadopi

Finalement Monsieur le Député Maire de Chaville n’a pas ré-édité son acte de bravoure contre un gouvernement de sa majorité. Alors qu’il s’était opposé en 2006 contre la loi Dadvsi, parce qu’elle mettait des «obstacles juridiques excessifs au téléchargement» et qu’elle allait à «à l’encontre de l’évolution de la société», la loi dite Hadopi, qui n’autorise que la surveillance des communications et la coupure à internet sans décision judiciaire, s’est trouvée, elle, digne de son vote.

Par cette décision M Jean-Jacques Guillet est rentré rentré dans le rang. Lors du vote sur la loi Dadvsi il faisait partie des 78 députés de l’UMP, sur un total de 364, à faire preuve d’indépendance, en ne votant pas pour le texte: soit en ne participant pas au vote, soit en s’abstenant ou en votant contre. Ainsi il appartenait aux quelques 21% des députés ayant exprimé leur désaccord d’une façon ou d’une autre.

Lors du vote d’aujourd’hui, ils ne sont plus que 33 députés sur 317 de la majorité, soit 10,41%, à ne pas avoir suivi l’ordre venu d’en haut de voter la loi. M Jean-Jacques Guillet n’en fait plus partie. Autrement dit il s’est sagement rangé avec le reste des troupes UMP.

D’après son assistante parlementaire jointe au téléphone le mardi 12 mai au matin, M Jean-Jacques Guillet a considéré que les amendements modifiant la loi était de nature suffisante à apporter son soutien au texte.

Lettre ouverte à Monsieur Jean-Jacques Guillet, Député Maire de Chaville, au sujet de la loi Hadopi

Monsieur le Député Maire

En mars 2006 vous aviez affirmé votre indépendance vis à vis du gouvernement en vous positionnant contre la loi Dadvsi qu’il proposait alors au vote des députés.

Je reprends vos propos, qui sont encore disponibles en ligne :

La technologie évolue rapidement et on ne peut mettre des obstacles juridiques excessifs au téléchargement. […] Je reconnais qu’il faut protéger la création. Mais les solutions envisagées par le gouvernement vont à l’encontre de l’évolution de la société. Je ne voterai pas ce texte.

Demain, mardi 12 mai 2009, la loi Hadopi sera à son tour soumise au vote des députés. Les critiques que vous avez formulées il y a trois ans sont toujours d’actualité. Elles sont partagées par le parlement européen, par des députés UMP, par plusieurs associations d’artistes et de très nombreux internautes.

Aussi, à quelques heures du votes, je voulais m’assurer que vous vous opposerez à cette loi inapplicable qui va à l’«encontre des droits de l'homme, des droits civiques», ainsi que l’a formulé le parlement européen la semaine dernière.

En attendant votre réponse, je me permets de diffuser publiquement ma requête.

Je vous vous prie d'agréer Monsieur le Député-Maire l'expression de mes sentiments les meilleurs.

dimanche 5 avril 2009

Si vous me promettez de ne pas parler de politique

Maintenant que la loi Hadopi a été votée, il est temps de passer à autre chose. Certes Hadopi est une loi absurde, coûteuse, inapplicable, juridiquement mal conçue. Elle n’est qu’une borne, en forme de pierre tombale, sur la route qui mène à la disparition des majors du disque.

Pendant qu’Hadopi occupait la bande passante et les esprits, un combat contre une loi déjà votée depuis longtemps se poursuivait. Ce combat contre la LRU continue encore, et il me semble qu’en parler est devenu plus important. Laissons mourir Hadopi, et attaquons nous à la LRU.

La lutte est engagée depuis plus deux mois. C’est une lutte qui implique des confrontations physiques, et des formes nouvelles et originales de résistances. La Ronde Infinie des Obstinés est sans doute la réponse la plus artistique et poétique. Les cours alternatifs est une autre forme de réponse.

Donner ses cours dans des espaces publics est un moyen pour les professeurs de conserver l’intérêt des étudiants, de partager ses connaissance avec un public plus large, tout en manifestant son désaccord. C’était l’intention de [Claude-Marie Vadrot| http://horreurecologique.blogspot.com/|fr] lorsqu’il a donné rendez-vous à ces étudiants le mardi 31 mars au Jardin des Plantes, pour un cours sur la biodiversité et l'histoire du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Manque de bol, l’accès lui a été refusé. Son parcours militant a effrayé la direction du Muséum avertie de sa venue et lui a envoyé des vigiles armés de bombes lacrymogènes. M Vadrot n’a pu rentrer dans le Jardin des Plantes, qu’après avoir gentiment promis de «ne pas parler politique [à ses] étudiants».